La rencontre s’est tenue, samedi 19 septembre 2026, en présence des représentants des sections du GRIFARM venus des cinq départements du Tonkpi, des directions régionales de la Protection sociale et du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, de la clinique juridique de Man ainsi que des chefs coutumiers.
Selon la présidente du GRIFARM, Kéïba Clarisse, cette activité s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec le Fonds mondial pour les femmes et vise à mieux informer les femmes en situation de handicap sur leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive.
« Nous sommes là aujourd’hui pour présenter notre activité avec les partenaires du Fonds mondial pour les femmes et parler du droit à la santé sexuelle et reproductive à nos membres que sont les femmes en situation de handicap », a-t-elle expliqué.

Elle a annoncé qu’une journée médicale se tiendra à partir du 20 octobre dans plusieurs localités du Tonkpi afin de prendre en charge certaines pathologies touchant les personnes en situation de handicap.
La responsable associative a indiqué que le projet entend également prévenir les avortements pratiqués dans des conditions à risque en renforçant l’information des femmes concernées.
« Nous mettons surtout l’accent sur la santé sexuelle parce que les femmes en situation de handicap sont souvent marginalisées et discriminées. Cela les pousse parfois à des avortements qui détruisent leur vie », a-t-elle déclaré.
Mme Kéïba a évoqué les situations d’abandon auxquelles certaines femmes sont confrontées après une grossesse, estimant que ces réalités exposent davantage les personnes concernées à des décisions aux conséquences graves pour leur santé.
Pour y faire face, le GRIFARM prévoit de faire intervenir des sages-femmes et des spécialistes afin d’informer les bénéficiaires sur la santé reproductive et les mécanismes d’accompagnement existants. « Nous avons décidé de nous unir pour combattre cette injustice et sensibiliser nos sœurs sur la santé sexuelle et reproductive », a ajouté la présidente de l’association.
Représentant la direction régionale de la Protection sociale du Tonkpi, Koné Nawaya Lamine a salué l’initiative et appelé les autres organisations de personnes en situation de handicap à s’engager dans des actions similaires.
« Ces initiatives valorisent la situation des personnes en situation de handicap et la direction de la Protection sociale est engagée dans cette dynamique pour les accompagner pour leur bien-être », a-t-il affirmé.
Créé pour favoriser l’inclusion des femmes aveugles du Tonkpi, le GRIFARM a progressivement élargi son champ d’action aux personnes malvoyantes et mène des actions de sensibilisation sur les droits, la santé et l’insertion sociale.
Avec l’appui du Fonds mondial pour les femmes, l’association conduit depuis plusieurs années des activités de plaidoyer et d’information dans les localités de la région en faveur des femmes en situation de handicap.
(AIP)
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