Zuénoula, 16 août 2026 (AIP) – Les acteurs de la filière anacarde de la région de la Marahoué ont été invités, samedi 15 août 2026, à intensifier leurs actions en faveur des organisations professionnelles agricoles (OPA), de l’autonomisation des femmes et de l’amélioration de la qualité de la noix de cajou, lors d’une journée régionale organisée au foyer polyvalent Épiphane Zoro Bi Ballo de Zuénoula.
Placée sous le thème « Journée régionale pour la promotion des OPA, l’autonomisation des femmes et le défi de la qualité de la noix de cajou de la Marahoué », la rencontre a réuni les autorités administratives locales, des chefs traditionnels, des représentants de jeunes et de femmes, ainsi que de nombreux acteurs de la filière venus des départements de Zuénoula, Gohitafla, Bouaflé, Bonon et Sinfra.
Le directeur exécutif de l’Organisation interprofessionnelle agricole de l’anacarde (OIA Anacarde), Coulibaly Navigué Félicien, a réaffirmé, au nom du président du conseil d’administration Beh Soro, l’engagement de l’organisation à accompagner la dynamique d’autonomisation des femmes. Il a annoncé la mise en place d’un Réseau pour l’autonomisation des femmes dans la filière anacarde, destiné à structurer les actrices, identifier leurs besoins et faciliter leur accès aux mécanismes d’appui.
Selon lui, l’objectif est de permettre aux femmes de gagner en autonomie grâce à des appuis financiers, matériels et techniques, et à la mise en œuvre de leurs propres plans d’action.
Le vice-président de la Centrale des cajous, Dagou Djédjé Crépin, a souligné que les femmes restent insuffisamment représentées dans plusieurs segments de la filière. Il a estimé qu’une plus grande implication des femmes et des jeunes dans la transformation et la valorisation des produits de l’anacarde contribuerait à la création d’emplois, à la réduction de la pauvreté et à la lutte contre l’immigration clandestine.
Le préfet de Zuénoula, Dao Karidja, a rappelé que la Marahoué a produit environ 96 000 T de noix de cajou au cours de la campagne en cours, dont près de 48 000 tonnes pour le seul département de Zuénoula. Elle a toutefois déploré la faible participation des femmes, notamment en raison des difficultés d’accès au foncier, et a appelé à lever ces obstacles.
La présidente du Réseau des femmes dynamiques de l’anacarde, Mme Excellence Koffi, a plaidé pour un meilleur accès aux financements et équipements, ainsi qu’une plus grande participation des femmes à la gouvernance de la filière. Elle a également insisté sur la nécessité de développer la transformation locale et de promouvoir la consommation des produits dérivés, tels que la pomme de cajou.
La rencontre a enfin mis l’accent sur la qualité de la noix de cajou, avec un appel à poursuivre l’encadrement des producteurs par des maîtres-formateurs afin d’améliorer durablement les pratiques.
(AIP)
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