Yamoussoukro, 6 sept 2026 (AIP) – Le corps préfectoral est appelé à jouer un rôle accru dans la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire, avec une responsabilité renforcée dans la coordination, le renseignement, l’alerte et la conduite des opérations sur le terrain, selon les conclusions de l’atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre ce fléau, tenu vendredi 4 et samedi 5 septembre 2026 à Yamoussoukro.
Les travaux ont notamment mis en évidence la nécessité de responsabiliser davantage les préfets dans la conduite de la lutte au niveau territorial. Le plan d’actions national adopté à l’issue de l’atelier prévoit ainsi de clarifier la chaîne de commandement et le rôle des autorités préfectorales dans les actions de sensibilisation, d’alerte, de mobilisation des forces et de répression.
Cette nouvelle orientation doit permettre de rapprocher davantage la décision de l’action, en donnant aux préfets les moyens de coordonner les différents acteurs intervenant dans leurs circonscriptions. Forces de défense et de sécurité, services techniques, collectivités territoriales, autorités traditionnelles et autres parties prenantes sont ainsi appelés à agir dans un cadre mieux structuré sous l’impulsion des autorités préfectorales.
Les participants ont également recommandé d’étendre les mécanismes de veille et d’alerte à l’ensemble des autorités préfectorales, avec la mise en place d’un numéro unique de signalement. La cartographie systématique des sites légaux et illégaux et la transmission des informations aux autorités préfectorales doivent également contribuer à améliorer leur capacité d’anticipation et d’intervention.
Le plan prévoit, par ailleurs, que les préfets conçoivent et planifient des opérations de lutte contre l’orpaillage illégal avec les forces locales, avec l’appui du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal lorsque cela est nécessaire. Cette organisation vise à garantir une meilleure coordination des interventions et à réduire les délais de réaction sur le terrain.
Les préfets de région ont pris l’engagement d’œuvrer à l’éradication de l’orpaillage illégal dans un délai de six mois dans leurs circonscriptions administratives respectives. Pour y parvenir, ils devront notamment redynamiser les comités départementaux de sécurité et les cellules civilo-militaires, appelés à se réunir régulièrement afin de renforcer la sensibilisation des populations et la remontée des informations.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Diomandé Vagondo, a souligné que la coordination assurée par le corps préfectoral constitue l’une des garanties du succès du nouveau dispositif. Il a appelé à la mise en œuvre effective des recommandations issues des deux jours de réflexion, désormais considérées comme une feuille de route pour l’ensemble des acteurs.
(AIP)
gso/haa

