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Bouaflé, 7 sept 2026 (AIP)- Le préfet de la région de la Marahoué, préfet du département de Bouaflé, Gonbagui Gueu Georges, a annoncé, lundi 7 septembre 2026, à Bouaflé, que les préfets ont été mis en mission pour mettre fin à l’orpaillage illégal dans leurs localités respectives dans un délai de six mois.

S’exprimant lors de la cérémonie d’honneur à l’emblème national, organisée à l’espace cantine du conseil régional de la Marahoué, M. Gonbagui a appelé à une mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux, notamment les élus, les directeurs régionaux, les chefs de service, les forces de défense et de sécurité, les chefs traditionnels et guides religieux, les jeunes, les femmes.

«Nous étions récemment à un séminaire à Yamoussoukro. Nous avons tous été mis en mission afin de mettre fin à l’orpaillage illégal dans chaque localité, dans un délai de six mois », a-t-il déclaré, précisant qu’au terme de cette période, chaque région fera l’objet d’une évaluation et que des mesures rigoureuses seront prises en cas de complicités récurrentes.

Le préfet de la Marahoué a souligné la gravité du phénomène qui, selon lui, a profondément gangrené certaines parties du pays et entraîne la sortie de ressources considérables de la Côte d’Ivoire à travers des activités illégales.

Pour lui, la lutte contre l’orpaillage illégal doit reposer sur une approche collective et une véritable implication des acteurs locaux. Il a insisté sur la nécessité de rompre avec une gestion exclusivement verticale du phénomène et de privilégier désormais des interventions coordonnées au niveau local, sous l’autorité des préfets et en collaboration avec les populations.

Le préfet a également appelé à rechercher les véritables bénéficiaires de l’exploitation clandestine de l’or, au-delà des seuls orpailleurs, chefs de village ou propriétaires terriens.

« Il faut donc se poser les bonnes questions : qui achète l’or produit illégalement ? Qui finance ces activités ? Qui facilite leur fonctionnement ? Où l’or est-il vendu ? », a-t-il interrogé, invitant les acteurs concernés à remonter toute la chaîne afin d’identifier les personnes qui tirent réellement profit de cette activité.

Il a préconisé une politique de « tolérance zéro » et appelé à signaler toutes les complicités liées à l’orpaillage illégal. « Ceux qui savent doivent parler. Il n’y a rien à cacher », a-t-il lancé, estimant que le traitement efficace du phénomène exige d’aller au fond du problème.

Le préfet de région a par ailleurs lié la persistance de l’orpaillage illégal à un déficit de civisme et à certaines pratiques contraires à l’intérêt général. Il a exhorté les agents de l’administration à se rappeler qu’ils sont au service de l’Etat et des populations, et non au service de leurs intérêts personnels.

« Chaque Ivoirien ne doit pas privilégier ses intérêts personnels au détriment de l’intérêt de l’Etat », a-t-il affirmé, appelant à renforcer la moralité dans la vie publique.

Dans le cadre de cette mission, il a annoncé la tenue, à l’issue de la cérémonie, d’une rencontre à la préfecture de Bouaflé avec les élus, directeurs régionaux, chefs de service, officiers et autres responsables concernés, afin d’examiner l’urgence de la situation et de travailler à l’élaboration d’un plan d’action.

M. Gonbagui a appelé à mettre à profit « l’intelligence collective » pour présenter rapidement des propositions concrètes. « Nous ne pouvons pas disposer d’autant d’intelligence, de compétences et de ressources humaines dans notre pays et accepter l’échec », a-t-il conclu.

(AIP)

ns/haa

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