dimanche, septembre 13

Bondoukou, 11 fév 2026 (AIP) – Le secrétaire général (SG) de  préfecture de Bondoukou, Loan Constant, a réaffirmé, mardi 19 février 2026, l’engagement de l’État de Côte d’Ivoire en faveur de la promotion culturelle, lors de l’ouverture officielle du colloque international sur le thème : « Repenser la critique d’art : regards sur la création contemporaine en Afrique », tenu à l’Université de Bondoukou.

Représentant le préfet de la région du Gontougo, le secrétaire général 2 de la préfecture, a affirmé que la critique d’art joue un rôle central dans l’analyse, l’interprétation et la valorisation des œuvres.

« L’art est le reflet de notre histoire, de nos valeurs et de notre vision du monde », a-t-il souligné, ajoutant que l’État soutient la formation de la jeunesse, la décentralisation de l’excellence académique et le rayonnement culturel de la région.

Il s’est également réjoui du vernissage d’une exposition d’art contemporain africain prévu en marge du colloque et a exprimé le souhait que les échanges soient riches, féconds et porteurs de solutions innovantes pour l’avenir de l’art africain contemporain.

Cette rencontre scientifique a rassemblé des universitaires, critiques d’art, curateurs, artistes et étudiants venus de Côte d’Ivoire, du Mali, du Bénin, du Ghana, de Tunisie, de France et de Martinique, ainsi que des représentants des autorités administratives et académiques de la région.

Placée sous l’initiative d’un collectif de chercheurs comprenant le Dr Désiré Amani, le Dr Soilio Coulibaly et le Dr Ikram Ben Brahim, la rencontre vise à renouveler le discours critique sur l’art africain contemporain, en insistant sur la localité comme socle essentiel pour l’analyse, la critique et la curation des pratiques artistiques.

Dans son discours inaugural, Dr Ikram Ben Brahim a souligné que l’histoire artistique africaine est en perpétuelle évolution et que l’art contemporain constitue une parole questionnante, un espace de rupture et de renouvellement de l’imaginaire collectif.

Selon elle, la critique d’art doit dépasser les anciennes conceptions héritées de l’Occident, qui réduisent parfois les œuvres africaines à leur seule valeur culturelle ou ethnographique, pour développer un cadre théorique interne, capable de mettre en lumière la richesse et la diversité de la création africaine contemporaine.

Dr Ben Brahim a également appelé à la mise en place de stratégies de publication scientifique et de production critique active, afin de renforcer la visibilité des artistes et des auteurs africains et de valoriser leur contribution à l’art contemporain mondial.

Le président de l’Université de Bondoukou, Professeur Ouattara Djakalia, a exprimé sa satisfaction de voir Bondoukou accueillir une rencontre scientifique internationale de cette envergure, rappelant que la tenue de ce colloque dans la ville souligne l’importance du développement académique et culturel de la région.

Il a encouragé les enseignants-chercheurs et les étudiants à s’approprier les travaux du colloque pour nourrir les innovations pédagogiques dans le domaine des arts et contribuer à l’émergence d’une pensée critique africaine sur la création contemporaine.

Le colloque se poursuivra du mardi au jeudi à travers des communications scientifiques, des panels de discussion et des échanges interdisciplinaires. Les participants auront l’occasion de débattre des fondements philosophiques de l’esthétique africaine, de la territorialité dans la création artistique, de la curation et de l’élaboration d’un cadre théorique adapté aux pratiques artistiques contemporaines du continent.

(AIP)

nmfa

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