lundi, septembre 21

Abidjan, 29 août 2025 (AIP) – Un comité national de gestion des plaintes sensibles (CNGPS) a été installé vendredi 29 août 2025 à Abidjan-Cocody, dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’investissement forestier (PIF 2), avec pour mission de traiter de manière confidentielle les plaintes liées aux violences basées sur le genre, aux abus et au harcèlement, tout en assurant la protection des victimes et la transparence dans la gouvernance du projet.

La mise en place de ce comité d’une douzaine de membres  dirigé par  Mme Kadjo Alloua, a été effectuée par la représentante du ministre des Eaux et Forêts,  conservateur général Zouzou épouse Mailly Joëlle Elvire.

Il répond à des constats faits sur le terrain par le PIF 2 et le Projet de paiement de réduction d’ émissions (PRE).  Il s’agit notamment des enjeux environnementaux et sociaux majeurs dans les zones d’intervention à savoir,  la problématique de la pression foncière, la restriction de l’exploitation des ressources naturelles par les autorités compétentes,

L’on note également l’afflux de population dans les zones enclavées du projet pour la culture, le faible engagement des femmes résidant en zones rurales ainsi que les risques d’exploitation, abus sexuel (EAS) et harcèlement sexuel (HS) et Violences basées sur le genre (VBG).

Au regard du niveau de risque substantiel du projet en ce qui concerne les aspects d’exploitation abus et harcèlement sexuels (EAS/HS) et selon les exigences de la note de bonnes pratiques de la Banque mondiale, un plan d’action de prévention d’atténuation et de réponse a été élaboré comprenant plusieurs activités  dont la mise en place d’un Mécanisme de gestion de plaintes sensibles (MGPS).

Un aperçu des membres du comité national en séance de travail avant son installation vendredi 29 août 2025 à Abidjan-Cocody

Selon la représentante du ministre des Eaux et Forêts,  conservateur général Zouzou épouse Mailly Joëlle Elvire, ce mécanisme constitue un outil essentiel de redevabilité et de transparence. II permet aux parties prenantes et aux communautés bénéficiaires de signaler toute préoccupation de manière sécurisée, dans le respect des principes d’écoute, de dignité et de confidentialité.

« Ce mécanisme de dénonciation qui respecte les principes de l’approche centrée sur le/la survivant (e), vise à garantir que les voix de ces personnes sont entendues et que leurs préoccupations sont traitées de manière appropriée. Son objectif principal est de promouvoir la transparence, la responsabilité et l’amélioration continue des services en écoutant et en répondant aux préoccupations des bénéficiaires », a-t-elle déclaré.

Pour elle, ce comité composée de personnalités compétentes, engagées et représentatives des différentes parties prenantes incarne la volonté de l’État de bâtir une gouvernance éthique inclusive et redevable. Elle a demandé aux membres développer la résilience et le discernement pour être à la hauteur de la tâche.

La coordonnatrice du PIF2, Thérèse Koffi,  a indiqué que ce comité aura pour mission de veiller au respect des procédures et des principes éthiques,  de garantir la redevabilité du projet,  de protéger les survivant(es) victimes et de prévenir les abus.

 » Ce mécanisme incarne notre engagement pour une gouvernance inclusive, transparente et responsable. Il constitue une avancée majeure dans la protection des droits des femmes, des filles et des personnes vulnérables dans les zones d’intervention du PIF 2 et du PRE », a-t-elle fait savoir.

Le CNGPS a en son sein deux sous-comités à savoir, le sous-comité de gestion des plaintes sensibles de catégorie 1 dédié aux plaintes sensibles liées aux VBG, EAS et HS, avec la capacité de diligenter des enquêtes indépendantes et confidentielles ainsi que le sous-comité de gestion des plaintes sensibles de catégorie 2, cchargé du traitement des plaintes relatives à la gouvernance du projet, incluant les cas de corruption, de fraude, de conflits d’intérêts et d’abus de pouvoir.

Le PIF2 qui court jusqu’en 2029  est financé par la Banque mondiale et  intervient dans 10 régions de la Côte d’lvoire (San Pedro,  Nawa, Cavally, Guémon Hambol, de Gbêkê, N’zi, Tchologo, Bagoué et Mé) depuis le 24 octobre 2022.

Il a pour objectif d’observer et d’augmenter le stock forestier ivoirien ainsi que d’améliorer l’accès aux sources de revenus issues de la gestion durable des forêts pour les communautés dans ces zones d’intervention.

Le projet comprend plusieurs composantes,  entre autres, l’appui à l’élaboration des plans d’aménagement participatifs des forêts, l’appui à la mise en œuvre des plans d’aménagement participatifs des forêts classées de catégorie 3 dans la boucle du cacao et la gestion durable des parcs nationaux et réserves naturelles

(AIP)

zaar

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