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Abidjan, 02 oct 2026 (AIP) – La commune de Tiapoum a inscrit l’agriculture, le développement du capital humain et l’amélioration des infrastructures parmi ses principales priorités pour la période 2026-2030, à travers son Plan stratégique de développement (PSD), remis officiellement jeudi 1er octobre 2026 à la mairie, en présence du maire N’Sérébé Ébily Pascal et des acteurs ayant participé à son élaboration.

Le document constitue un cadre de référence pour orienter les investissements et les actions de développement de la commune au cours des cinq prochaines années, en tenant compte des besoins identifiés sur le terrain.

Quatre grandes orientations structurent ce plan, notamment le renforcement des secteurs productifs, le développement du capital humain, l’amélioration des infrastructures et équipements ainsi que le renforcement de la résilience du territoire.

Dans le secteur agricole, Tiapoum entend mieux valoriser ses potentialités, ainsi que ses ressources halieutiques et commerciales, en s’appuyant sur sa position géographique à la frontière avec le Ghana. Le PSD relève toutefois des défis liés à la transformation des productions agricoles, à l’accès au financement et à l’état des pistes rurales.

Le développement du capital humain porte notamment sur des secteurs tels que l’éducation, la santé, l’emploi et l’accès aux services essentiels. Le diagnostic réalisé dans le cadre de l’élaboration du PSD a également pris en compte l’accès à l’eau potable et l’électrification.

Sur le plan des infrastructures, les besoins concernent notamment le transport, les équipements et l’amélioration des conditions d’accès aux services de base. Le plan prévoit également de prendre en compte les enjeux environnementaux et la résilience du territoire.

Le PSD identifie, par ailleurs, le patrimoine culturel et touristique, notamment le Royaume Adouvlais-Sohié et le festival Abissa, comme des leviers d’attractivité et de développement économique local. La préservation des zones humides lagunaires Aby-Tendo-Éhy figure également parmi les enjeux, face aux pressions liées à la pollution, à l’érosion, à la pression foncière et aux effets du changement climatique.

L’élaboration du document a associé les autorités coutumières et religieuses, l’administration, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques et la société civile, à travers des enquêtes de terrain, des entretiens et des focus groups. Le processus a bénéficié de l’expertise de la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables », rattachée à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Pour le maire N’Sérébé Ébily Pascal, l’enjeu réside désormais dans la mise en œuvre des orientations retenues, à travers la mobilisation des ressources et la réalisation des projets prioritaires identifiés.

(AIP)

bsb/cmas

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