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Bondoukou, 27 mars 2026 (AIP) – Le président du Réseau des jeunes entrepreneurs pour l’épanouissement du Gontougo (REJEG), Jean-Pierre Kouassi, a mis en avant la portée culturelle et sociale du concept “Todjo Digô”, présenté comme une véritable vitrine de valorisation des traditions locales et un levier de renforcement de la cohésion sociale à Bondoukou, lors d’un entretien accordé jeudi 26 mars 2026 à l’AIP.

Selon M. Kouassi, cette initiative répond à un besoin réel des populations en période de Pâques. « Depuis plusieurs années, beaucoup rejoignent leurs villages pour se retrouver en famille. Mais certains ne peuvent pas se déplacer et ne disposent pas de cadre de distraction adapté », a-t-il expliqué.

Pour pallier cette situation, le REJEG a initié un concept recréant l’ambiance du village en milieu urbain. « Nous avons voulu offrir un espace convivial et culturel permettant à chacun de se sentir au village, même en restant à Bondoukou », a-t-il indiqué.

Positionné comme une plateforme de promotion du patrimoine local, “Todjo Digô” met un accent particulier sur la richesse culinaire du terroir. « C’est un cadre de rassemblement autour de notre identité. Nous allons valoriser plusieurs mets traditionnels », a-t-il précisé.

Au-delà de la gastronomie, l’initiative se veut un outil de consolidation du vivre-ensemble. « Nous voulons, à travers cette activité, renforcer la cohésion sociale en créant un espace de partage, de détente et de fraternité », a souligné M. Kouassi.

L’événement intégrera également des jeux et concours traditionnels afin de reconnecter les jeunes à leurs racines culturelles. « Il est important que la jeunesse se réapproprie nos valeurs. Nos jeux du terroir font partie de notre identité », a-t-il insisté.

Le promoteur a, par ailleurs, mis en exergue la dimension éducative et environnementale du projet. « Nous voulons sensibiliser à la richesse de notre environnement et à la nécessité de le préserver. Beaucoup de jeunes ignorent aujourd’hui certains éléments de notre patrimoine naturel comme le rônier ou le baobab », a-t-il déploré.

Prévu pour le dimanche de Pâques, “Todjo Digô” se veut à la fois festif et instructif. « Les participants vont se divertir, mais aussi apprendre à travers des messages des anciens sur les valeurs traditionnelles, l’alimentation saine et les modes de vie à préserver », a-t-il fait savoir.

Le ” kpôrôqôtodigo” ou Todjo, signifie en Koulango ” le pied qui permet à l’homme de se déplacer vers la connaissance”. C’est un repas typique dédié aux hommes après des travaux champêtres accompagné de vin de palme et autre viande de brousse.

(AIP)
nmfa/fmo

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