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Man, 02 oct 2026 (AIP) – Trente jeunes vulnérables de Tacourably, dans le département de Kouibly, dont 25 femmes, ont été formés aux techniques piscicoles en prélude à l’exploitation de quatre étangs du village.

Organisée du 21 au 25 septembre sous le hangar de la chefferie, servant de lieu de réunions communautaires, la formation constitue la première étape d’un micro-projet porté par l’Association des femmes leaders de Tacourably (FLTA) et financé par l’ambassade d’Allemagne.

La session a porté sur les techniques de pisciculture, le choix des espèces adaptées au milieu, l’alimentation des poissons, l’entretien des étangs, la gestion collective des ressources, la tenue des documents de suivi, la gestion financière et les mécanismes de commercialisation.

Selon les responsables du projet, cette étape répond au principe « apprendre avant de produire », afin que les bénéficiaires maîtrisent les pratiques d’élevage avant toute intervention sur les sites de production.

Le formateur, Kanga Kouassi Stéphane, a insisté sur le suivi quotidien des étangs, présenté comme une condition de réussite de l’activité.

« Si les poissons sont bien nourris, ils vont bien évoluer et cela vous sera rentable dans un court délai. Par contre, si le suivi n’est pas bien fait, ce seront des dépenses qui ne donneront pas de bons bénéfices », a-t-il expliqué aux participants.

Le formateur les a également invités à assurer une présence régulière sur les sites. « Votre pisciculture doit être votre seconde cour. Quand vous vous levez le matin, il faut songer à faire un tour obligatoirement. Si quelqu’un est chargé du suivi, il faut que cette personne soit sur le site chaque matin et chaque soir à partir de 18 heures. Sa présence est très importante pour avoir l’œil sur tout ce qui se passe », a indiqué M. Kanga.

Il a rappelé la nécessité d’entretenir les digues, de nettoyer les sites et d’effectuer les contrôles nécessaires afin de prévenir les pertes de production.

Le micro-projet vise l’autonomisation socio-économique des 30 jeunes bénéficiaires à travers la gestion collective des quatre étangs. À terme, ils devront assurer un cycle complet de production, de l’empoissonnement à la commercialisation, et mettre en place un comité de gestion, un groupe de commercialisation ainsi qu’un mécanisme d’épargne collective pour soutenir les prochaines campagnes de production.

(AIP)

Ebd/kp

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