Abidjan, 30 sept 2026 (AIP) – La ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, a annoncé mercredi 30 septembre 2026 à Abidjan, plusieurs des destinées à renforcer les cadres de concertation entre le Gouvernement et les organisations syndicales, en vue de préparer dès maintenant l’après-2027.
Elle s’exprimait à l’occasion de la rentrée du dialogue social dans la Fonction publique 2026-2027, en présence notamment du ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (CMU), Pierre Dimba, et du ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot.
La ministre d’Etat a souligné que la proximité de l’échéance de la trêve sociale 2022-2027 impose de consolider les acquis et de préparer, dans la concertation, une nouvelle étape du dialogue social.
« L’après-2027 ne doit pas se préparer en 2027. Il doit se construire dès maintenant », a-t-elle déclaré. Anne Ouloto-Lamizana a appelé les parties à évaluer les engagements tenus, identifier les points restant à consolider, poursuivre l’examen des dossiers en cours et écouter les organisations syndicales dans leur diversité.
La ministre d’Etat a annoncé, à cet effet, la tenue de la réunion du comité consultatif de la Fonction publique le 15 octobre prochain, la reprise des travaux des comités sectoriels de dialogue social au cours du mois d’octobre dans les différents départements ministériels et la réunion du comité de dialogue social dans la Fonction publique au cours du mois de novembre.
Ces différentes rencontres devront constituer des espaces de dialogue, d’écoute réciproque, d’anticipation et de recherche de solutions, conformément à l’esprit de la trêve sociale.
Mme Ouloto-Lamizana a également indiqué que le chronogramme d’activités élaboré par le G8 (les huit organisations syndicales signataires de la 2ème trêve sociale), en lien avec les organisations syndicales, a été « validé sans réserve » et constituera une feuille de route commune pour faire vivre les engagements de la trêve sociale sur le terrain.
« Nous avons désormais un calendrier, des cadres de dialogue et une feuille de route. À nous tous de les faire vivre, avec constance, responsabilité et confiance », a-t-elle déclaré.
Concernant les préoccupations des travailleurs relatives notamment aux primes, aux rémunérations et aux questions à incidence financière, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a indiqué que l’étude confiée au Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES) a été achevée et que ses conclusions ont été transmises aux autorités compétentes.
Elle a précisé que cette expertise constitue un outil d’aide à la décision et ne vaut pas, à elle seule, décision du gouvernement.

« Le dossier est instruit. Le travail se poursuit. Les mécanismes fonctionnent. Les arbitrages viendront en leur temps », a-t-elle assuré, annonçant que l’information officielle sera communiquée lorsque les décisions auront été rendues.
Le porte-parole du G8, Soro Mamadou, a affirmé que ce groupement et les organisations syndicales de fonctionnaires et agents de l’Etat privilégient la poursuite du dialogue social et de la négociation plutôt qu’un retour à la confrontation.
M. Soro a estimé que cette rencontre constitue le début des discussions préliminaires en vue de grandes négociations, saluant l’engagement de la ministre d’Etat, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, à ancrer durablement le dialogue social dans la gouvernance de la Côte d’Ivoire.
(AIP)
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