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Abidjan, 1er oct 2026 (AIP) – Les participants à la Semaine régionale de haut niveau sur les femmes, les jeunes, la paix, la sécurité et la résilience économique en Afrique de l’Ouest et au Sahel ont appelé, mardi 29 septembre 2026 à Abidjan, les décideurs à faire de  l’investissement dans les femmes et les jeunes un levier de paix durable.

Lue par la directrice exécutive de la Fondation Serenti et chargée de programme au Rasalao-Côte d’Ivoire, Dr Angèle Ouraga, en présence des ministres de la Promotion de la jeunesse, Mamadou Touré et de la solidarité, Belmonde Dogo, cette déclaration lance un appel régional en faveur d’un investissement « accru » dans les femmes et les jeunes, présenté comme un levier essentiel de consolidation de la paix et de la sécurité dans la région.

Les participants réaffirment leur attachement aux résolutions des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, ainsi qu’aux résolutions 2250, 2419 et 2535 sur les jeunes, la paix et la sécurité.

Ils se disent préoccupés par la persistance des conflits, l’extrémisme violent, les déplacements forcés, les inégalités de genre, le chômage des jeunes, les effets des changements climatiques, les migrations et les fragilités socio-économiques qui compromettent la paix et le développement durable dans la région.

La Déclaration d’Abidjan appelle les États membres à accroître les investissements publics et privés en faveur de l’autonomisation économique des femmes et de l’emploi des jeunes, notamment dans les zones fragiles, rurales, frontalières et affectées par les conflits.

Elle les invite à renforcer les systèmes de formation technique et professionnelle, à garantir la participation effective des femmes et des jeunes dans les processus décisionnels et les mécanismes de prévention des conflits, et à faire de la résilience économique une priorité des politiques de paix et de développement.

Les organisations régionales et internationales sont appelées à intégrer davantage les agendas « femmes, paix et sécurité » et « jeunes, paix et sécurité » dans les politiques et mécanismes régionaux, à renforcer le suivi et la redevabilité, et à développer les initiatives favorisant l’employabilité et l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes.

Les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et les institutions financières sont invités à accroître significativement le financement de ces agendas, à garantir un accès direct et flexible aux ressources pour les organisations locales, et à faciliter l’accès des femmes et des jeunes au crédit, aux services financiers et aux opportunités d’investissement.

Les participants appellent enfin à l’élaboration de pactes régionaux pour l’emploi, les compétences, l’entrepreneuriat et la résilience économique des femmes et des jeunes en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

« Investir dans les femmes et les jeunes, c’est investir dans la paix, la sécurité et la résilience », conclut la Déclaration d’Abidjan.

Ce dialogue a enregistré l’intervention de plusieurs pays notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo.

(AIP)

bsb/fmo

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