Abidjan, 30 sept 2026 (AIP)- L’Organisation Insect’Afriq organisera du 04 au 05 décembre, à Abidjan, la première édition du Salon africain des insectes comestibles (SAFRIC) dans le but, pour les acteurs, de contribuer à l’émergence d’une filière africaine des insectes comestibles structurée, professionnelle, innovante, finançable et intégrée aux systèmes alimentaires et économiques du continent.
L’information a été communiquée mercredi 30 septembre, lors d’une conférence de presse, par le commissaire général, Hassan Hotiet, qui avait à ses côtés l’ambassadeur des insectes comestibles en Côte d’Ivoire, François Kency et de la gérante associée de Insect’Afriq, Eunice Kouassi, au siège de l’organisation à Cocody.
Selon M. Hoteit, le SAFRIC sera une plateforme, la première en Afrique, dédiée à structurer, normer, financer et promouvoir une filière d’avenir à la croisée de la sécurité alimentaire, de l’économie circulaire, de la création d’emplois verts et de la souveraineté protéique africaine. Il s’agira de favoriser un espace de dialogue, de démonstration, de mise en réseau et de décision permettant aux acteurs publics et privés de mieux comprendre, développer et structurer les chaînes de valeur liées aux insectes comestibles.
« On a fini l’étape de la vulgarisation. On est passé à l’étape des fermes. Aujourd’hui, on il est question de la transformation et de l’évacuation. On ne peut parler d’évacuation si on n’est pas organisé », a-t-il dit pour expliquer l’opportunité de ce rendez-vous auquel sont attendus plusieurs pays africains dont la République Démocratique du Congo (RDC) qui sera à l’honneur pour cette édition inaugurale.
Sur deux jours, les participants bénéficieront d’une dizaine de panels, de rencontres B2B, de signature de conventions sur l’élevage de hannetons, de rendez-vous d’affaires qualifiés, des chefs étoilés, des bailleurs internationaux, des startups, des chercheurs, des ministères et surtout, des décisions concrètes, etc, a précisé le commissaire du SAFRIC.
Pour l’ambassadeur des insectes, François Kency, la mobilisation d’acteurs du continent est la preuve que la filière mérite d’être soutenue et valorisée. Il a souhaité que chaque personne, en dehors des partenaires de l’évènement, fasse l’écho du salon qui deviendra plus tard un rendez-vous incontournable au vu des énormes opportunités socio-économiques que revêt le secteur des insectes comestibles.
« Le salon est un produit africain dont nous sommes les initiateurs. Nous devons faire en sorte que le projet soit un succès. Pour la première édition, nous avons des partenaires qui ont une légitimité. (…) Nous sommes bien lancés et je peux vous rassurer que ce salon sera une succès », a confié François Kency.
Les insectes sont consommés depuis bien longtemps en Afrique qui regorge de plus 500 espèces recensées. Sur le continent, deux milliards de personnes les intègrent à leur alimentation et la filière mondiale est projetée à huit milliards de dollars à l’horizon 2023, a-t-on appris.
Depuis deux ans, Insect’Afriq est engagée dans une professionnalisation de la filière surtout les hannetons avec la formation et le renforcement des capacités de 2 000 personnes déjà formés au plan national. La production soumise à la commercialisation dans les grandes surface s’évalue aujourd’hui entre deux à trois tonnes, a affirmé Hassan Hoteit.
L’édition 2026 du SAFRIC a pour thème central, « Se nourrir autrement pour une souveraineté alimentaire de l’Afrique ». Elle est placée sous le parrainage de l’Inspecteur général d’Etat (IGE), Ahoua N’Doli Théophile.
(AIP)
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