Abidjan, 9 sept 2026 (AIP) – L’entreprise d’aménagement ESTP, dirigée par Mory Soumahoro, a saisi le Parquet près le Pôle pénal économique et financier (PPEF) d’une plainte contre l’opérateur économique Touré Ahmed Bouah, qu’elle accuse de faux et usage de faux suivis d’escroquerie portant sur un investissement de 1,79 milliard de francs CFA réalisé sur un site de 72 hectares à Anyama-Quatre-Croix.
L’information a été donnée jeudi 3 septembre 2026 à Abidjan-Cocody, lors d’une conférence de presse animée par l’opératrice économique Ouattara Ahoua et son partenaire Mory Soumahoro.
Selon Mme Ouattara, l’entreprise ESTP avait été sollicitée par sept familles du village d’Ayamé-Adjamé 4 Croix pour assurer la mise en valeur de leur patrimoine foncier.
Dans le cadre d’une convention conclue avec ces familles, l’entreprise s’était engagée à financer les opérations d’aménagement du site, notamment le décapage, le lotissement, la pose de poteaux et l’approbation du site, a-t-elle expliqué.
Alors que les démarches administratives étaient engagées en vue de l’obtention de l’Arrêté de concession définitive (ACD), les travaux ont été interrompus à la suite d’une procédure engagée par Touré Ahmed Bouah, a poursuivi Mme Ouattara.
« Par l’intermédiaire d’un commissaire de justice, il a fait assigner notre partenaire pour faire cesser les travaux », a-t-elle déclaré, affirmant que cette démarche serait fondée sur des documents administratifs que son camp considère comme faux.
Mme Ouattara a appelé le gouvernement à poursuivre l’assainissement du secteur foncier et immobilier, estimant que la sécurisation du foncier est nécessaire pour encourager les investissements privés dans le domaine du logement.
Contacté par téléphone pour recueillir sa version des faits, le conseiller spécial et directeur de la communication de la structure Sophia, Battey Camille, a indiqué que Touré Ahmed Bouah se réservait le droit de répondre aux accusations.
Il a expliqué que son responsable étant actuellement en déplacement, il souhaitait attendre ses instructions avant de se prononcer sur ce différend présenté comme opposant d’anciens partenaires.
L’affaire est désormais soumise au Parquet près le Pôle pénal économique et financier, qui devra apprécier les suites à donner à la plainte.
(AIP)
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