Korhogo, 03 nov 2024 (AIP) – Une délégation de l’UNICEF, conduite par Mégan Durgan, a effectué une visite de travail au centre de formation civique de Guinguéréni à Boundiali pour évaluer les conditions de vie et de formation des jeunes filles résidentes dans le cadre du programme « Girl Power ».
Le projet « Girl Power » vise à renforcer les compétences de vie courante et entreneuriale des adolescentes et jeunes filles en situation de vulnérabilité pour faciliter leur autonomisation socioéconomique et leur engagement civique dans leurs communautés.
Au cours de sa visite, Mme Durgan a échangé avec les jeunes pensionnaires sur leur quotidien, leurs parcours et leurs aspirations. Elle a également rencontré les encadrants pour discuter des défis rencontrés dans la gestion du centre, notamment en matière d’infrastructures et de ressources pédagogiques.
« Ce programme est essentiel pour garantir que ces jeunes filles puissent bénéficier d’une éducation de qualité et avoir une chance de bâtir un avenir meilleur », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’UNICEF s’engage à soutenir les initiatives locales qui permettent de redonner espoir aux jeunes filles.
En Côte d’Ivoire, les jeunes filles âgées de 16 à 24 ans font face à des défis importants dans les domaines de l’éducation, de l’emploi et de la formation. Environ 36 % des jeunes filles de cette tranche d’âge ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation, ce qui traduit des difficultés d’insertion sociale et économique importantes pour cette population féminine, selon l’organisation internationaledu travail (OIT).
Concernant l’éducation, bien que des progrès aient été réalisés, de nombreuses adolescentes restent en dehors du système scolaire pour des raisons économiques ou sociales, notamment en milieu rural. Les obstacles incluent le coût de la scolarité et la prévalence du travail des enfants, sans compter les normes socioculturelles qui affectent la scolarisation des filles, selon l’OIT.
Sur le plan de la santé, les adolescentes et jeunes femmes de 15 à 24 ans sont particulièrement exposées aux risques liés à la santé reproductive, et une grande partie d’entre elles manque d’accès aux soins et services appropriés.
L’UNICEF et d’autres agences soutiennent des initiatives visant à fournir un accès gratuit aux soins de santé pour les adolescentes dans les zones rurales et urbaines spécialisées, apprend-on.
(AIP)
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