vendredi, septembre 11

Yocoboué, 7 sept 2026 (AIP) – Dix victimes d’accidents de la circulation ont été enregistrées chaque jour en moyenne dans la région du Lôh-Djiboua en 2024, contre 12 en 2025, selon les données des structures sanitaires présentées jeudi 3 septembre 2026 à Yocoboué par le directeur régional des Transports et des Affaires maritimes, Goé Justin.

Ces chiffres ont été communiqués lors d’une journée de sensibilisation sur la sécurité routière organisée à la salle de conférences du complexe hôtelier Kohoni, à l’initiative du sous-préfet de Yocoboué, Coulibaly Soumayra, en présence du préfet de Guitry, Ida Grâce Camara.

Selon M. Goé, ingénieur des travaux publics, les accidents de la circulation font au moins quatre morts et 59 blessés par jour en Côte d’Ivoire. Les principales victimes sont les usagers vulnérables, notamment les piétons, les utilisateurs d’engins à deux ou trois roues et les passagers.

Les engins à deux ou trois roues seraient impliqués dans 60 à 70 % des accidents de la circulation, a-t-il précisé.

Dans le Lôh-Djiboua, les données sanitaires correspondent à environ deux victimes signalées toutes les deux heures et demie en 2024, a-t-il indiqué, soulignant les conséquences humaines, psychologiques, matérielles et économiques des accidents.

Face à cette situation, le directeur régional a appelé au strict respect du décret n°2016-864 du 3 novembre 2016 portant réglementation de l’usage des voies routières, communément appelé « code de la route ».

Il a également préconisé le développement du transport en commun, notamment dans les zones urbaines, avec des coûts accessibles et des conditions adaptées aux usagers.

M. Goé a par ailleurs présenté plusieurs mesures engagées par l’Etat pour renforcer la sécurité routière, notamment le Programme national de formation des candidats au permis de conduire (PNF), la mise en service progressive de la vidéo-verbalisation sur les principaux axes routiers, le permis à points et la dématérialisation des examens du permis de conduire.

Cette dernière mesure vise notamment à réduire les interventions humaines et les risques de subjectivité dans le processus de délivrance du permis, a-t-il expliqué.

La rencontre a réuni plusieurs acteurs de la prévention et de la lutte contre l’insécurité routière, notamment des représentants de l’Office de sécurité routière (OSER), de l’Observatoire de la fluidité des transports (OFT), des forces de défense et de sécurité, des services publics, des autorités traditionnelles et religieuses, des transporteurs et des usagers de la route.

Pour M. Goé, la lutte contre l’insécurité routière nécessite la mobilisation de l’ensemble de ces acteurs, au regard de son impact sur la santé publique et l’économie nationale, particulièrement chez les jeunes de moins de 30 ans.

Il a appelé les partenaires et les usagers de la route à s’impliquer davantage dans la réduction des accidents de la circulation.

(AIP)

akf/haa

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