mercredi, mars 4

Abidjan, 10 jan 2026 (AIP) – Le conflit armé au Soudan a franchi le samedi 10 janvier 2026, le seuil symbolique de mille jours, sans perspective politique claire, entraînant violences, déplacements massifs de populations et effondrement des conditions de vie.

L’ONU indique que la population fait face à des pénuries de nourriture et de médicaments, ainsi qu’à une recrudescence des maladies, tandis que l’accès humanitaire reste limité dans de nombreuses zones touchées.

À la veille de cet anniversaire, l’Organisation a alerté sur une « dynamique de conflit de plus en plus instable et diffuse », reflétant l’élargissement du conflit à des dimensions régionales.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a qualifié le Soudan d’« épicentre mondial de la souffrance humaine », soulignant que le conflit reçoit peu d’attention de la part de la communauté internationale et des médias. Plusieurs pays étrangers sont impliqués dans l’approvisionnement des belligérants en armes et matériels militaires.

Sur le terrain, l’armée soudanaise affirme poursuivre les combats contre les Forces de soutien rapide (FSR), qui contrôlent le Darfour et des zones du Kordofan. Les tentatives de médiation, dont le processus de Djeddah et le quartet diplomatique réunissant les États-Unis, les Émirats arabes unis, l’Égypte et l’Arabie saoudite, n’ont pas abouti.

Des rapports onusiens indiquent que l’acheminement d’armes par plusieurs pays voisins, notamment le Soudan du Sud, la Centrafrique, l’Éthiopie et la Libye, alimente le conflit et accroît l’instabilité régionale. L’armée soudanaise a déployé ses forces aux frontières, frappé des convois d’armes et tente de sécuriser le territoire.

La population soudanaise demeure la principale affectée par ce conflit prolongé.

(AIP)

eaa/cmas

Share.

Comments are closed.

Exit mobile version