vendredi, janvier 16

Abidjan, 16 jan 2026 (AIP) – Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a affirmé le jeudi 15 janvier 2026 devant l’Assemblée générale, que seule une approche fondée sur la justice, le développement et l’inclusion permettra d’éviter la fragmentation du monde et de préserver une paix durable, en présentant les priorités de l’organisation. 

« La paix durable ne peut être dissociée ni de la justice ni du développement », a déclaré M. Guterres, dans un contexte mondial qu’il a qualifié de « chaotique », marqué par la recrudescence des conflits et la défiance envers le multilatéralisme.

M. Guterres a dressé le tableau d’un monde confronté à l’impunité, aux inégalités croissantes et à l’érosion du droit international. « Nous vivons dans un monde où les conflits, l’imprévisibilité et l’impunité sont omniprésents », a-t-il déclaré, relevant le paradoxe d’un multilatéralisme « plus indispensable que jamais, mais de plus en plus contesté ».

Le chef de l’ONU a rappelé le caractère fondamental et non négociable de la Charte des Nations Unies. « La Charte n’est pas un menu à la carte », a-t-il martelé, dénonçant les attaques contre les civils, les changements anticonstitutionnels de gouvernement et la répression des libertés comme autant de menaces directes à la paix internationale.

Insistant sur le lien étroit entre paix, justice et développement, António Guterres a affirmé qu’aucune stabilité durable ne peut être envisagée sans progrès sociaux et économiques. Des conflits en cours, de Gaza à l’Ukraine, illustrent, selon lui,l’échec de solutions purement sécuritaires, en l’absence de développement inclusif et du respect des droits humains.

Il a également mis en garde contre les effets du changement climatique, qualifié de « multiplicateur de risques », appelant à accélérer la transition énergétique et à renforcer les financements en faveur des pays vulnérables.

(AIP)

eaa/cmas

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