Yamoussoukro, 27 fév 2026 (AIP) – Une table ronde des parties prenantes du projet « Solutions fondées sur la nature (SfN) inclusives du genre » s’est tenue jeudi 26 févier 2026 à Yamoussoukro, marquant le lancement du quatrième cycle de cette initiative portée par Radios rurales internationales (Farm Radio) et financée par Affaires mondiales Canada.
Selon le gestionnaire des programmes pays de Farm Radio, Sangaré Yoro, cette rencontre visait à évaluer les trois premiers cycles du projet, à présenter les résultats obtenus et à définir les priorités du cycle 4, notamment les thématiques des sondages, des émissions et des documentaires à produire par les radios partenaires.
Le projet, mis en œuvre dans six pays africains dont la Côte d’Ivoire, s’appuie sur la radio interactive pour renforcer l’adaptation des communautés rurales aux changements climatiques à travers des pratiques dites « solutions fondées sur la nature ». Il s’agit, a expliqué M. Sangaré, de promouvoir des méthodes excluant les solutions chimiques ou mécaniques, telles que l’agroforesterie, l’association et la rotation des cultures, ou encore la restauration des mangroves en zone côtière.
En Côte d’Ivoire, trois zones écologiques ont été retenues à l’issue d’une analyse situationnelle et d’une étude de base. Il s’agit de la Mé, du Bélier et du Gbôklè. Les radios partenaires sont Radio Canien à Adzopé, Radio Nzassa à Toumoudi et Radio Assadi à Sassandra.
Ces radios produisent et diffusent, en langues nationales, des émissions interactives portant sur l’adaptation au changement climatique, en collaboration avec des techniciens agricoles, des experts des eaux et forêts, des spécialistes du genre ainsi que des responsables impliqués dans les plans climat territoriaux.
La table ronde a réuni des techniciens, experts sectoriels, membres de groupes d’écoute communautaires et représentants des médias. Les travaux ont porté notamment sur l’évaluation sommative du cycle 3 – incluant les Dialogues à l’Antenne (DAA), un documentaire et des mini-concertations rurales participatives – ainsi que sur l’examen et la priorisation des recommandations issues des trois précédents cycles, en particulier celles relatives à l’égalité des genres et à l’inclusion sociale.
Les participants ont également identifié les domaines de résultats prioritaires et les recommandations politiques locales pour chaque zone écologique, sélectionné les personnes-ressources à mobiliser pour les prochains épisodes des DAA et validé les communautés ainsi que les solutions fondées sur la nature à documenter dans un film de capitalisation.
Au-delà des trois radios engagées sur un cycle de cinq ans, l’organisation déploie également un programme complémentaire, « Voix Scribes Plus », permettant d’associer d’autres stations sur des séries plus courtes. Une quinzaine de radios ont ainsi déjà produit chacune une dizaine d’émissions sur les mêmes thématiques, avec un accent transversal sur le genre.
« Il s’agit d’amener les communautés rurales à mieux s’informer sur ces pratiques et surtout à les adopter, avec l’appui des techniciens locaux », a souligné M. Sangaré, invitant les populations à s’intéresser davantage aux solutions fondées sur la nature et à suivre les programmes diffusés par les radios partenaires.
Cette étape est jugée cruciale par les organisateurs pour transformer les apprentissages en actions concrètes et ancrer durablement l’impact du projet dans les politiques locales et nationales face aux défis climatiques et de biodiversité.
(AIP)
gso/haa

