Abidjan, 28 août 2026 (AIP)- L’École multinationale supérieure des postes (EMSP) d’Abidjan enregistre un intérêt croissant des jeunes bacheliers pour son concours d’accès en première année de Licence (L1) aux Formations supérieures en management de l’économie numérique (FS MENUM), organisé vendredi 28 août au lycée commercial et professionnel, ex-CBCG de Cocody.
Le concours 2026, qui constitue la quatrième session depuis le lancement du programme en 2023, vise à sélectionner de jeunes bacheliers disposant des aptitudes et de la motivation nécessaires pour suivre une formation adaptée aux nouveaux métiers du numérique.
Au total, 328 candidats composent en Côte d’Ivoire et au Mali, tandis que ceux des autres pays membres de l’EMSP sont attendus pour les épreuves du 8 septembre. Pour cette session, 150 places sont disponibles pour les huit pays membres de l’établissement.
La progression du nombre de candidats s’explique notamment par la notoriété grandissante du programme. « Le programme commence à être de plus en plus connu », a relevé le directeur général de l’EMSP d’Abidjan, Michel Touré, soulignant que les étudiants participent eux-mêmes à sa promotion à travers le partage de leurs expériences et la mise en avant de la qualité de la formation.
Cet intérêt est également porté par les premières perspectives professionnelles offertes aux étudiants. La première promotion, admise en 2023, est actuellement en troisième année de Licence. Les 100 étudiants qui la composent effectuent des stages dans différentes entreprises, certains ayant déjà reçu des propositions d’emploi.
Pour le représentant du ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Toueu Messan Patrice, inspecteur des postes et services financiers et chef de service de la transformation digitale au ministère, le concours participe à la concrétisation de la vision du président de la République, Alassane Ouattara, visant à faire de la Côte d’Ivoire un hub numérique.
« L’EMSP est en train de mettre en œuvre cette vision, c’est-à-dire former des compétences dans les nouveaux métiers du numérique », a-t-il déclaré, citant notamment la logistique numérique, les finances digitales, le marketing digital et la digitalisation des services, la gestion des activités réglementées de l’économie.
Cette orientation répond aux mutations du secteur postal, désormais confronté à la nécessité d’adapter ses services aux nouvelles exigences du numérique. À travers ses formations, l’EMSP entend ainsi préparer des cadres capables d’accompagner cette transformation et de répondre aux besoins du marché de l’emploi, y compris à l’international.
Chez les candidats, ces perspectives constituent également une source de motivation. Koutou Eba Chloé Mexmaire, titulaire d’un baccalauréat D obtenu au lycée moderne Amon Tanoh Lambert d’Aboisso, dit avoir été particulièrement attirée par la finance digitale et la logistique numérique. Nadou Stéphane Michel Harris, titulaire d’un baccalauréat A2, explique pour sa part avoir choisi de se présenter au concours en raison de l’importance croissante du numérique dans la société.
Le concours se déroule en deux étapes, avec des épreuves écrites suivies d’épreuves orales. Les résultats définitifs sont prévus pour le 11 septembre et la rentrée académique pour la dernière semaine du même mois.
Créée en 1970 sous l’égide de l’Union postale universelle (UPU), l’EMSP est une organisation intergouvernementale regroupant huit pays d’Afrique subsaharienne : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.
(AIP)
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