lundi, septembre 14

Grand-Bassam, 12 déc 2024 (AIP)- Un atelier de validation du projet d’arrêté fixant procédures et modalités de mise en œuvre de plans de réinstallation, a ouvert ses portes mercredi 11 décembre 2024, à Grand-Bassam, organisé par l’Agence nationale de l’environnement (ANDE), en partenariat avec la Banque mondiale.

A l’ouverture, le directeur de l’ANDE, Bouaky Ernest, après avoir situé le cadre, a présenté l’objectif principal des plans « de réinstallation qui est de minimiser les impacts négatifs tout en maximisant les avantages pour les communautés affectés dont le consentement et perspective sont cruciaux pour la réussite desdits plans ».

Pour M. Boukary, toute perte, qu’elle soit liée à des terres, des biens ou des moyens de subsistance, doit être pleinement compensée avec avec des mesures pour rétablir et améliorer les conditions de vie des populations affectées. Il a relevé que la question de la réinstallation des populations reste « un défi humain et technique », raison pour laquelle il serait judicieux « d’adopter une approche respectueuse, inclusive et durable pour transformer ce défi en une opportunité de progrès ».

La représentante la directrice des opérations de la Banque Mondiale, Gisèle Belem, a dit sa joie de prendre part cet atelier de validation du projet d’arrêté fixant procédures et modalités de mise en œuvre de plans d’action de réinstallation qui s’inscrit dans le cadre de l’application du Décret déterminant les règles et procédures applicables aux évaluations environnementales et sociales adopté en juin 2024.

Mme Belem a fait savoir que l’un des objectifs de la mise à jour du code de l’environnement était de prendre en considération de façon systématique, les impacts et risques aux côtés de la dimension environnementale. Elle a rappelé qu’en termes de réinstallation, « la Côte d’Ivoire disposent de textes légaux et réglementaires qui requièrent une indemnisation équitable des personnes dont la propriété est touchée dans le cadre de la réalisation d’un projet de développement ».

Aussi, a-t-elle salué l’approche prônée par ce projet d’arrêté qui débouchera sur un texte innovant et pertinent pour la gestion des impacts des projets sur les populations affectées et bénéficiaires en Côte d’Ivoire.

Quant au conseiller technique, Dadié Anouma, représentant le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, il a souligné l’importance de savoir l’impact de l’action entreprise sur l’environnement afin de minimiser les risques pour l’homme. Il a insisté sur les dangers encourus par l’environnement dus au réchauffement climatique avant de remercier la Banque mondiale et les autres partenaires pour leur appui à l’ANDE dans le but d’améliorer les conditions de vie des populations.

La Côte d’Ivoire s’est dotée d’un nouveau code de l’Environnement en 2023 dans le but d’améliorer les conditions de vie des communautés, de garantir à tous les citoyens, un cadre de vie sain, de veiller à la restauration des milieux endommagés dans le respect d’un équilibre écologique pour les générations présentes et futures.

L’ANDE est chargée de coordonner l’exécution des évaluations environnementales et sociales en Côte d’Ivoire. L’atelier porte sur le thème, « concevoir et mettre en œuvre des plans d’action de réinstallation qui soient à la hauteur des aspirations de nos population ». Il prend fin ce jeudi

(AIP)
ko/fmo

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