Dimbokro, 18 sept 2026 (AIP) – Des femmes membres de la Coopérative de production, de transformation et de commercialisation des produits vivriers (COPROCOVI) ont renforcé leurs capacités sur les bonnes pratiques d’hygiène et de transformation des dérivés du manioc en attiéké, placali et autres, lors d’une session organisée, jeudi 17 septembre 2026 à Dimbokro.
Habillées avec des Equipements de protection individuelle (EPI), elles ont passé en revue les différentes étapes de fabrication de l’attiéké dont l’épluchage, le lavage, le broyage, le pressage, la fermentation et la granulation, en se conformant aux strictes mesures d’hygiène édictées par un cabinet d’experts en la matière.
Pour la présidente de la COPROCOVI, Zoré Pulchérie Isa Esther épouse Gozé, le respect de ces normes d’hygiène a un impact positif sur la qualité du produit fini.
« Notre attiéké est de meilleure qualité car produit dans des conditions salubres. Chez nous, on a un système d’écoulement de l’eau du manioc pour éviter les mouches et les odeurs. (…) Il y a aussi que nous séchons le manioc à l’intérieur parce qu’on a un toit qui laisse passer les rayons du soleil et aussi parce que dehors, il y a la poussière, les mouches, des animaux qui passent », a-t-elle déclaré. Pour elle, produire de l’attiéké sain contribue aussi au bien-être des consommateurs.
Cette session de formation pratique fait suite à une formation théorique initiée à l’endroit de 27 coopératives, pour 509 individus bénéficiaires. Elle est l’une des activités du Projet de renforcement des capacités de subsistance des petits exploitants et des femmes dans la région du N’Zi (PREMOPEF), note-t-on.
L’expert sanitaire, consultant principal sur cette mission de renforcement des capacités des femmes en produits dérivés du manioc, Rodrigue Tatchro, a salué l’engagement des participantes à respecter les mesures d’hygiène pour un produit final de qualité qui peut permettre de conquérir de nouveaux marchés.
« En assurant la sécurité sanitaire des consommateurs, elles peuvent obtenir des certificats pour pouvoir accéder aux grands rayons ou même exporter leurs productions », a-t-il fait savoir. La formation assure également le développement et la vitalité des autres maillons de la chaine des valeurs du manioc, à savoir la production, le transport et la transformation.
Financé conjointement par le programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire et la Banque africaine de développement (BAD), le PREMOPEF, d’une enveloppe de 9,87 milliards de francs CFA, vise à améliorer la sécurité alimentaire de 60 000 exploitants agricoles dans la région du N’Zi.
(AIP)
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