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Yamoussoukro, 7 septembre 2026 (AIP) – L’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière anacarde (OIA Anacarde) mise sur l’apiculture et les cultures associées pour améliorer la productivité des vergers d’anacardiers et diversifier les revenus des producteurs, a indiqué son président du conseil d’administration, Soro Beh, lundi 7 septembre 2026 à Yamoussoukro.

M. Soro Beh s’exprimait à l’ouverture d’un atelier de formation des producteurs sur les techniques modernes d’apiculture, organisé du 7 au 9 septembre 2026 dans la capitale ivoirienne. Cette formation vise notamment à renforcer les capacités des participants dans la fabrication et la gestion des ruches, l’installation des ruches dans les vergers, la production et la valorisation du miel ainsi que la commercialisation des produits apicoles.

Selon le président de l’OIA, l’intégration de l’apiculture dans les plantations d’anacardiers constitue une opportunité à la fois économique et environnementale. Les abeilles jouent un rôle essentiel dans la pollinisation et peuvent contribuer à l’amélioration de la production agricole, tandis que l’apiculture permet aux producteurs de disposer d’une source supplémentaire de revenus à travers notamment le miel et les autres produits de la ruche.

« Le producteur d’anacarde ne doit plus attendre uniquement la campagne de commercialisation de la noix brute », a-t-il souligné, appelant à faire des vergers des espaces de création d’emplois et de revenus complémentaires.

Pour M. Soro Beh, la compétitivité de la filière anacarde ne repose pas uniquement sur l’accès aux marchés internationaux, mais également sur l’amélioration des rendements dans les plantations, la qualité des produits, l’augmentation des revenus des producteurs et la transformation locale des matières premières. Il a également plaidé pour la construction d’une filière durable, inclusive et attractive pour la jeunesse.

Il a relevé les performances enregistrées par la filière, avec une production nationale passée de 500 000 tonnes en 2013 à plus de 1,5 million de tonnes en 2026. La Côte d’Ivoire s’est ainsi maintenue au premier rang mondial des producteurs de noix de cajou, avec environ 40 % de la couverture du marché mondial, selon les données communiquées lors de la cérémonie.

Face à ces performances, le président de l’OIA a estimé que la filière doit désormais passer d’une logique axée sur la quantité à une approche privilégiant la productivité et la durabilité. Celle-ci doit reposer sur les dimensions économique, sociale et environnementale, avec pour ambition de produire davantage, de transformer plus et de permettre aux producteurs de vivre dignement de leur activité.

Il a également annoncé la volonté de l’OIA de rapprocher les formations des zones de production, afin de toucher un plus grand nombre de producteurs. Les activités devraient ainsi être progressivement déployées dans différentes régions, à travers les délégations de districts, pour permettre aux producteurs qui ne participent pas aux ateliers centraux de bénéficier des connaissances acquises.

Plus de 400 000 producteurs cultivent actuellement environ 2,5 millions d’hectares d’anacardiers en Côte d’Ivoire, pour une production dépassant 1,5 million de tonnes, a indiqué M. Soro Beh, appelant à renforcer les liens entre producteurs, coopératives, transformateurs, commerçants, investisseurs, institutions financières et marchés.

La représentante du préfet de région, préfet du département de Yamoussoukro, le secrétaire général de préfecture Claude Gervaise Djerehe, a pour sa part salué l’initiative, estimant que l’intégration de l’apiculture dans les vergers d’anacardiers constitue une innovation importante face aux défis agricoles, notamment la pression foncière. Elle a souligné que cette diversification peut contribuer à améliorer la productivité des vergers tout en procurant des revenus supplémentaires aux producteurs.

(AIP)
gso/haa

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