jeudi, septembre 24

Abidjan, 24 sept 2026 (AIP) Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a relancé mardi 22 septembre 2026 à l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, l’appel à une réforme du Conseil de sécurité, en déplorant l’absence persistante de représentants africains parmi les membres permanents de cet organe.

« Au XXIe siècle, il est injuste et indéfendable qu’il n’y ait pas de sièges africains permanents au Conseil de sécurité », a déclaré M. Guterres, estimant que cette situation devait changer.

Le chef de l’ONU a rappelé que, lors de la création du Conseil de sécurité en 1945-1946, la majeure partie du continent africain était encore sous domination coloniale et ne participait pas aux décisions internationales. Selon lui, la composition de cet organe n’a pas suffisamment évolué pour refléter les réalités géopolitiques contemporaines.

Il a appelé à une réforme permettant au Conseil de sécurité d’être « le reflet du monde contemporain » et de disposer de la légitimité et de l’efficacité nécessaires pour répondre aux crises actuelles.

Cette question figure également parmi les priorités défendues par l’Union africaine dans les négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité. La position commune africaine, fondée notamment sur le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte, réclame au moins deux sièges permanents pour l’Afrique, avec les mêmes prérogatives que les membres permanents actuels, y compris le droit de veto s’il est maintenu, ainsi que cinq sièges non permanents.

En mai 2026, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, avait réaffirmé cette position, appelant à transformer le soutien international à la réforme en avancées concrètes.

Les discussions menées à l’Assemblée générale montrent toutefois que plusieurs aspects de la réforme restent en négociation. Un document des cofacilitateurs des négociations intergouvernementales relève notamment des divergences sur la répartition des sièges supplémentaires entre les différentes régions, ainsi que sur les modalités de sélection et de représentation des nouveaux membres.

Le Conseil de sécurité compte actuellement 15 membres, dont cinq permanents – Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie – et dix membres non permanents élus pour des mandats de deux ans.

L’Afrique dispose actuellement de trois sièges non permanents au Conseil, mais aucun siège permanent. La présidence du Conseil est exercée à tour de rôle par ses membres pour une durée d’un mois ; en septembre 2026, elle est assurée par la France.

La réforme du Conseil de sécurité relève de négociations intergouvernementales menées au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies.

(AIP)

cmas

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