jeudi, septembre 24
Abidjan, 1er déc 2024 (AIP)-La Centrafrique, pays de l’Afrique centrale fête son 66e anniversaire de la proclamation de son indépendance le 1er décembre 1958.
Officiellement, le pays est devenu indépendant le 13 août 1960. Mais pour de nombreux Centrafricains, c’est le 1er décembre 1958, date de la proclamation de la République, qui symbolise l’indépendance.
Des festivités sont programmées tout au long de la journée. ️Sur le fleuve Oubangui, des courses de pirogues ont été organisées.
Mardi, lors de l’adresse du président centrafricain Faustin Archange Touadera,
dans le cadre de cette fête nationale, a invité ses compatriotes à « reconnaître qu’au cours de ces 63 dernières années », ils n’ont pas su « placer les intérêts fondamentaux du peuple centrafricain au-dessus de tout».

Selon le président centrafricain, ces 63 dernières années en RCA ont été caractérisées par « les coups d’Etat, les rébellions, les mutineries…, la triste marque de fabrique » de la RCA.

« Nous ne pouvons pas nier les sombres réalités de notre passé », a relevé le chef de l’Etat centrafricain.

«La mauvaise gouvernance, la corruption, les détournements de deniers publics, l’impunité ainsi que « la division, le tribalisme et l’égoïsme », ont fait de la RCA « le terreau des prédateurs et mercenaires recrutés, utilisés, financés, par des conspirateurs et assoiffés de pouvoirs, déterminés à s’opposer à l’exercice du droit inaliénable du peuple à l’autodétermination », a regretté le président Touadera.

Et pourtant, en proclamant la République centrafricaine le 1er décembre 1958, son père fondateur, le Président Barthélemy Boganda, avait averti les Centrafricains que « la division, le tribalisme, l’égoïsme » feront « le malheur de la RCA dans l’avenir », a-t-il souligné.

Le président Touadera a également noté qu’en dépit du cessez-le-feu unilatéral et immédiat que les autorités ont ordonné, « certains groupes armés, pourtant signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation nationale, continuent de commettre des violences aveugles » sur des civils.

Il a prévenu que « tous ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui sont d’ailleurs imprescriptibles, ne resteront pas impunis. C’est une question de temps et d’opportunité».

Le président Touadera a, une fois de plus, rappelé à ses compatriotes que « les menaces de déstabilisation de la République sont réelles » et a exhorté surtout l’opposition démocratique « à faire preuve de patriotisme, à privilégier l’intérêt général, malheureusement en déclin permanent » dans le pays, « et à réintégrer le Comité d’organisation du Dialogue républicain ».

Le président Barthélémy Boganda avait alors proclamé, le 1er décembre 1958, la création de la République centrafricaine, limitée aux frontières de l’ancien territoire de l’Oubangui-Chari.

Il avait mis en place les institutions et doté d’un hymne et d’une devise ce nouveau pays dont il fut le premier président éphémère.

Selon le vaste projet de l’Abbé Barthélémy  Boganda, la dénomination « République centrafricaine » devait désigner l’union des quatre territoires de l’AEF, voire leur union avec le Cameroun, les territoires belges et portugais. Après l’échec de ce projet d’union des républiques d’Afrique centrale, l’indépendance du pays est proclamée le 13 Août 1960.

À l’occasion de cette fête, le président russe Vladimir Poutine a adressé ses félicitations au Président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra.
Selon l’ambassade russe en RCA, Le Président russe a souligné le niveau élevé et la bonne dynamique des relations russo-centrafricaines.
Des festivités sont programmées tout au long de la journée.
(AIP)
sdaf/tm

Share.

Comments are closed.

Exit mobile version