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Abidjan, 03 sept 2026 (AIP)- Le directeur exécutif de l’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière café-cacao (OIA café-cacao), Mé Kouakou, a appelé mercredi 2 septembre 2026 à Abidjan, à l’application effective du prix minimum garanti de 1 200 FCFA le kilogramme de cacao, afin que ce montant soit intégralement perçu par les producteurs.

Intervenant en marge de la 10e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC) dans un entretien à l’AIP, M. Mé a estimé que si la fixation du prix relève de la responsabilité des pouvoirs publics, l’enjeu principal réside désormais dans son effectivité sur le terrain.

« Il faut que le prix de 1 200 francs CFA le kilogramme, qui a été fixé, soit effectivement respecté et que les producteurs perçoivent réellement ce montant», a-t-il souhaité.

Pour la campagne principale 2026-2027, ouverte officiellement mardi, le gouvernement ivoirien a fixé à 1 200 FCFA/kg le prix minimum garanti bord champ du cacao bien fermenté, bien séché et bien trié, contre 1 300 FCFA/kg pour le café.

Ce prix du cacao marque un net recul par rapport à celui de la campagne principale 2025-2026, qui avait été fixé à 2 800 FCFA/kg. La différence s’établit ainsi à 1 600 FCFA par kilogramme, soit une baisse de près de 57 % en l’espace d’une campagne.

À titre comparatif, un producteur qui commercialise une tonne de cacao au prix garanti de 1 200 FCFA percevra 1,2 million de FCFA, contre 2,8 millions FCFA au prix de 2 800 FCFA/kg appliqué lors de la campagne précédente, soit une différence de 1,6 million de FCFA par tonne.

Face à cette nouvelle donne, l’OIA Café-Cacao entend mettre l’accent sur le suivi de l’application du prix dans les zones de production.

« Nous sommes là pour défendre les intérêts des producteurs. Il est donc de notre responsabilité de prendre toutes les dispositions nécessaires pour nous assurer que le prix fixé soit effectivement appliqué et que les producteurs puissent en bénéficier pleinement », a souligné Mé Kouakou.

L’Organisation prévoit ainsi de se déployer dans les différentes délégations régionales et zones de production, avec des mécanismes de coordination aux niveaux régional, départemental et sous-préfectoral, afin de suivre les opérations de commercialisation et de veiller au respect du prix fixé.

Pour l’OIA café-cacao, l’urgence consiste donc désormais à garantir que le prix officiellement annoncé ne demeure pas seulement un prix théorique, mais qu’il soit effectivement payé aux producteurs dans les zones de production.

Créée depuis environ neuf mois, l’OIA Café-Cacao assure la représentation des différents acteurs de la filière, notamment les producteurs, les commerçants et les transformateurs.

Depuis sa mise en place, elle entend contribuer à la résolution des principales contraintes de la filière et au renforcement de la cohésion entre les différents acteurs, les structures techniques et l’État.

(AIP)

bsp/cmas

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