Abidjan, 24 sept 2026 (AIP) – La Fédération nationale des sourds de Côte d’Ivoire (FENASOCI) a appelé les journalistes à bannir le terme « sourd-muet » de leur vocabulaire et à privilégier l’expression « personne sourde », jugée plus appropriée pour désigner les personnes vivant avec une surdité.
« Le mot « sourd-muet », je vous demande de le retirer de votre vocabulaire, particulièrement aux journalistes présents dans cette salle. Une personne sourde n’est pas muette. Ses cordes vocales fonctionnent parfaitement », a déclaré le chef de projet du programme « Le droit à la langue des signes à toutes les étapes de la vie » (DDL), Ouattara Yegueleworo.
Il s’exprimait mercredi 23 septembre 2026 au Lycée français Blaise Pascal d’Abidjan, lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la Journée internationale de la langue des signes, placée sous le thème « Déclarer les droits humains des personnes sourdes ».

Selon M. Ouattara, l’emploi d’une terminologie appropriée participe au respect de la dignité et des droits des personnes sourdes. « Le premier droit humain que l’on peut accorder à quelqu’un est de l’appeler par son nom », a-t-il souligné.
Il a également indiqué qu’environ 60 % des cas de surdité chez l’enfant pourraient être évités, citant notamment les infections non traitées, certaines maladies, les complications à la naissance, l’exposition au bruit et l’usage inapproprié de certains médicaments.
Le responsable a particulièrement appelé les parents à ne pas introduire d’objets ou de produits dans les oreilles des enfants.
Créée le 25 avril 2025, la FENASOCI fédère 27 associations implantées dans plusieurs localités du pays.
(AIP)
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