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Divo, 09 juil 2025 (AIP) –En prélude à l’élection présidentielle d’octobre, la préfecture de police du district du Gôh-Djiboua, basée à Gagnoa, a organisé le mardi 8 juillet 2025, une rencontre de sensibilisation au centre culturel du quartier Bada de Divo avec les chefs de communautés, guides religieux, leaders de femmes et de jeunes de la région du Lôh-Djiboua, afin de les impliquer dans la lutte contre la propagation des rumeurs.

Placée sous la présidence du commissaire divisionnaire Boa Kouassi Jean, préfet de police du district du Gôh-Djiboua, la rencontre s’est tenue en présence du représentant du préfet de région du Lôh-Djiboua et du département de Divo, Guei Affoué Jeannette, ainsi que du représentant du président du conseil régional, Anon Béda Gabin.

Abordant le thème « La police et les rumeurs en période électorale », le commissaire divisionnaire Boa a expliqué les dangers que représentent les rumeurs, notamment dans un contexte électoral marqué par la fébrilité et les tensions latentes.

« Les rumeurs sont plus dangereuses qu’une kalachnikov, parce qu’elles se propagent vite, en moins d’une seconde toute la Côte d’Ivoire peut en être inondée, surtout par les réseaux sociaux. Donc, il faut qu’on fasse attention en cette période de veille électorale », a-t-il averti.

Le préfet de police du district du Gôh-Djiboua, Boa Kouassi Jean sensibilise les populations du Lôh-Djiboua au centre culturel du quartier Bada de Divo (08-07-25)

« Elle se diffuse à grande vitesse, surtout en période électorale, car en cette période tout le monde devient fébrile et la moindre information est prise au sérieux », a-t-il expliqué.

Le commissaire divisionnaire a insisté sur les conséquences néfastes des rumeurs pour la paix sociale, rappelant que ces dernières peuvent provoquer des violences, des tensions intercommunautaires, voire des pertes en vies humaines :

« Évitez de diffuser les rumeurs au risque de créer le désordre, d’entacher la cohésion sociale et la paix, car généralement les rumeurs créent des tensions entre les communautés, entre les obédiences politiques, occasionnent des violences, des affrontements », a-t-il conseillé.

Pour lutter contre ce fléau, il a invité les populations à se référer aux autorités officielles – police, gendarmerie et corps préfectoral – pour obtenir des informations fiables. Il a également mis en lumière les actions concrètes des Forces de défense et de sécurité (FDS) qui, à travers la surveillance des réseaux sociaux avec le concours de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), détectent, démentent et poursuivent les auteurs de fausses informations.

« Des déplacements des FDS dans les endroits ou au sein des communautés où se propagent les rumeurs se font également pour ‘tuer la rumeur’ », a ajouté le préfet de police, appelant à la collaboration des populations et des leaders communautaires pour réussir cette lutte.

Cette rencontre, inscrite dans le cadre des réunions mensuelles tournantes de la préfecture de police du district du Gôh-Djiboua, intervient dans un contexte de vigilance renforcée. En août 2020, la propagation de rumeurs à Divo avait provoqué de violents affrontements intercommunautaires, causant la mort de huit personnes.

(AIP)

jmk/cmas

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