Abidjan, 18 oct 2024 (AIP) – Le Centre de recherches architecturales et urbaines (CRAU) a initié du mardi 15 au jeudi 17 octobre 2024 un atelier à l’Université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan-Cocody, afin de discuter des stratégies pour préserver et valoriser le patrimoine urbain et architectural africain et son rôle dans le développement durable.
Cet atelier est placé sous le thème « Patrimoine africain : défis et opportunités pour le développement durable et la résilience des territoires » et réunit des experts et des acteurs du patrimoine africain.
Organisé en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministère de la Culture et de la Francophonie, l’Office ivoirien du patrimoine culturel, le Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, ainsi que d’autres structures impliquées dans la préservation du patrimoine, cet atelier marque également la célébration des 51 ans du CRAU.
Le directeur du CRAU, Dr Traoré Porna, a souligné les enjeux auxquels fait face la préservation du patrimoine en Afrique. Selon lui, « la sauvegarde du patrimoine ancien et moderne dans son expression architecturale et urbaine ainsi que l’approche centrée sur le paysage urbain historique et son rôle dans la conciliation des strates historiques des villes constituent, entre autres, des défis majeurs pour un développement durable. »
Il a ajouté que « le patrimoine urbain des temps anciens ainsi que le patrimoine architectural des paysages structurels africains ont une importance capitale dans la lecture de nos villes et de nos territoires dans un contexte présent de développement durable ».
Pour Dr Traoré, il est crucial de préserver pour les générations futures l’identité des villes africaines et les valeurs historiques et culturelles qu’elles incarnent, afin de bâtir des villes résilientes et inclusives.
Le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kobéa Arsène, a évoqué les progrès réalisés par le gouvernement en matière de protection du patrimoine culturel national.
Depuis le 8 juin 2022, un projet de loi relatif à ce secteur a été adopté en conseil des ministres, consolidant ainsi les efforts de protection initiés depuis 1997. « La protection du patrimoine culturel national se consolide », a-t-il affirmé, soulignant que les réformes en cours visent à actualiser les dispositifs existants.
Kobéa Arsène a également mentionné les initiatives gouvernementales depuis 2011 pour améliorer l’offre de recherche et d’innovation en Côte d’Ivoire, notamment par la restructuration de la recherche et la réhabilitation des centres et instituts, tels que le CRAU.
Cet atelier s’articulera autour de six axes thématiques majeurs, notamment « Patrimoine urbain et architectural africain : identité, sauvegarde et développement », « La législation et les politiques de restauration, de conservation et de gestion du patrimoine urbain et architectural » et la « Gestion du patrimoine culturel et développement durable ».
D’autres thématiques seront également abordées. Il s’agit des « Formations sur la conservation, la restauration et la gestion du patrimoine », « Matériaux localement disponibles et restauration du patrimoine » et « Promotion des savoir-faire des trésors humains vivants et des communautés locales ».
En marge des débats, une visite de la ville historique de Grand-Bassam est prévue. Cette ville, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2012, illustre la richesse du patrimoine culturel ivoirien et sa place dans l’histoire mondiale.
(AIP)
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