samedi, septembre 12

Lakota, 20 juil 2026 (AIP) – Une délégation du Programme national de lutte contre le Sida (PNLS) a présenté, vendredi 17 juillet 2026 à Lakota, les dispositions de la loi n° 2014-430 relative à la prévention, à la protection et à la répression en matière de lutte contre le VIH et le sida, dans le but de mieux faire connaître les droits des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et de renforcer la lutte contre la stigmatisation.

La séance de sensibilisation, organisée à la préfecture de Lakota, s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale visant à promouvoir une meilleure appropriation de cette loi par les populations.

L’assistante au service mobilisation sociale du PNLS, Diarrassouba Mariam, et le membre de la délégation, Yébéhi Yves, ont expliqué que la loi garantit un dépistage volontaire, confidentiel et accompagné d’un soutien psychosocial. Elle interdit également toute divulgation non autorisée du statut sérologique d’une personne ainsi que toute forme de discrimination liée au VIH, notamment dans les domaines de l’emploi, de l’éducation et de l’accès aux soins.

Les intervenants ont rappelé que l’État a l’obligation d’assurer un accès équitable aux services de santé et aux traitements antirétroviraux, tout en protégeant les droits fondamentaux des PVVIH.

Au cours des échanges, la délégation a indiqué que les résultats d’une enquête réalisée en 2020 par le Réseau ivoirien des organisations de personnes vivant avec le VIH (RIP+) faisaient état d’un taux de stigmatisation de 20% dans la région du Lôh-Djiboua. Selon les responsables du PNLS, cette situation constitue un frein au dépistage, à la rétention des patients dans les soins et à la lutte contre les nouvelles infections.

La rencontre a également été marquée par le témoignage à visage découvert d’une mère de trois enfants vivant avec le VIH depuis 2013. Elle a partagé son expérience face aux discriminations avant d’expliquer que, grâce au traitement antirétroviral, elle mène aujourd’hui une vie familiale épanouie et a mis au monde des enfants séronégatifs.

Le directeur départemental de la Santé de Lakota, Dr Rougoué Lucien, a insisté sur la nécessité de faire connaître davantage cette loi afin de réduire les discriminations qui constituent encore un obstacle à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. Il a réaffirmé l’engagement du ministère de la Santé à garantir l’accès aux traitements et aux services de prévention.

Représentant le préfet du département, Abel Ouladjié a invité les leaders communautaires, les organisations de la société civile et les jeunes à s’approprier les dispositions de la loi et à s’engager dans la promotion d’une société plus inclusive, respectueuse des droits des personnes vivant avec le VIH.

(AIP)

ob/cz/cmas

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