Bongouanou, 25 avr 2025 (AIP) –Le vice-gouverneur du district autonome de la Comoé, Koua Amian, a lancé un appel en faveur d’un nouveau modèle de développement durable, enraciné dans les réalités locales des régions du Sud-Comoé, de l’Indénié-Djuablin et du Moronou, face à l’accélération des bouleversements climatiques.
Intervenant à l’ouverture d’un atelier de deux jours, consacré à la restitution des résultats d’une étude diagnostique sur les impacts du changement climatique, M. Koua a exhorté, mercredi 23 avril 2025 à Bongouanou, à l’intégration systématique des enjeux environnementaux dans les politiques publiques et les actions de développement territorial.
« Il nous faut évoluer vers un modèle qui apporte une réponse globale et pérenne aux défis climatiques, tout en réduisant la vulnérabilité de nos populations », a-t-il soutenu, tout en saluant l’engagement de l’État sous la conduite du président Alassane Ouattara.
L’étude restituée au cours de l’atelier, commanditée par le district et conduite par un cabinet d’experts, dresse un tableau préoccupant des effets du réchauffement dans les trois régions. Elle propose des pistes concrètes pour une meilleure résilience des territoires et de leurs habitants, en phase avec les orientations nationales.
Le vice-gouverneur a rappelé que cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large, qui inclut la mise en place d’une Commission nationale sur le changement climatique, un projet de loi climat, ainsi que l’accord avec le FMI dans le cadre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Alors que les températures mondiales atteignent des niveaux histrorique, à l’exemple de janvier 2025, selon le programme Copernicus de l’Union européenne, les événements climatiques extrêmes se multiplient avec des impacts humains, économiques et sociaux majeurs. « La mobilisation locale est désormais une condition essentielle à la réponse globale », a conclu M. Koua.
(AIP)
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