Kouto, 04 sept 2026 (AIP) – Les populations de Kélégbala, dans la sous-préfecture de Sianhala (département de Kouto), ont été sensibilisées, mercredi 2 septembre 2026, à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), lors d’une séance organisée par l’Organisation non gouvernementale Interafricaine pour la promotion de la santé et des droits humains (ONG IPSDH).
La séance visait à renforcer la connaissance des populations sur les différentes formes de VBG, leurs conséquences et les mécanismes de signalement et de prise en charge des victimes.
Animant la conférence, le directeur du Centre social de Kouto, Agbissi Agbé Ange, a expliqué la notion de VBG et présenté leurs conséquences sociales, psychologiques et juridiques.
Il a notamment évoqué l’excision, les violences physiques et psychologiques, le déni de ressources, d’opportunités ou de services, ainsi que les violences sexuelles et verbales, rappelant que ces pratiques sont interdites et sanctionnées par la législation ivoirienne.
M. Agbissi a exhorté les populations, particulièrement les chefs coutumiers et religieux, à dénoncer les cas de violence et à s’abstenir de toute médiation ou intervention visant à soustraire leurs auteurs aux sanctions prévues par la loi.
« Je vous encourage à dénoncer, car la société ne peut avoir la paix et le développement sans le respect des droits de l’autre », a-t-il déclaré, invitant les victimes et les témoins à utiliser les numéros verts gratuits 1308 et 116 pour signaler les cas de VBG.
Le directeur du Centre social de Kouto a été relayé par l’adjudant-chef de gendarmerie de la brigade de Gbon, Appia Adingra, qui a présenté les dispositions légales relatives notamment au mariage des mineurs, au mariage forcé et au viol, ainsi que les sanctions encourues par leurs auteurs.
Cette activité s’inscrit dans le cadre des actions d’accompagnement social du « lot 2 » du projet de rétablissement de points critiques sur les routes rurales non bitumées dans la région de la Bagoué.
Dans la localité de Kélégbala, le projet prévoit le reprofilage des axes Kélégbala-Douasso, long de 11,71 km, et Douasso-Dendrasso, d’une longueur de 9,5 km, pour une durée d’exécution de 12 mois.
L’ONG IPSDH avait déjà organisé, le 29 avril 2026 à Landiougou, dans la sous-préfecture de Kasséré, une campagne similaire dans le cadre du « lot 1 » du projet. Cette activité avait également porté sur la sécurité routière, les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH/Sida.
(AIP)
daa/cmas

