Bongouanou, 24 sept 2026 (AIP) – L’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers (OCPV) a organisé, mercredi 23 septembre 2026 à Bongouanou, une séance d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière vivrière du Moronou sur la digitalisation de l’Autorisation préalable à l’exportation (APE).
Placée sous la présidence du préfet de la région du Moronou, Dongo Kobenan, cette rencontre avait pour thème « La digitalisation de l’APE, un outil de modernisation, de transparence et de régulation des flux de produits vivriers ».
Elle s’est tenue en présence du directeur régional de l’Agriculture, Silué Ninhinlô, ainsi que de responsables d’associations et de coopératives de producteurs, de commerçants et d’exportateurs de produits vivriers.
Le chef de l’Antenne régionale de l’OCPV du Moronou, Odi Diambra Félix, a expliqué que la digitalisation de l’APE vise notamment à moderniser la procédure de demande et de délivrance de l’autorisation préalable à l’exportation des produits vivriers.
Il a rappelé que l’APE a été instituée par le décret n° 2022-168 du 9 mars 2022, dans le cadre de la régulation de la sortie des produits vivriers du territoire national, en vue de préserver l’approvisionnement des marchés et de contribuer à la sécurité alimentaire.
Selon M. Odi, la procédure, qui était auparavant effectuée principalement sur support physique, est désormais appelée à être réalisée en ligne à travers la plateforme du Guichet unique du commerce extérieur (GUCE-CI).
Il a expliqué que l’opérateur économique ou son déclarant peut désormais accéder à son compte sur la plateforme, renseigner le formulaire électronique, joindre les pièces justificatives requises, sauvegarder sa demande puis la soumettre pour traitement par les services compétents.
« La digitalisation permet d’améliorer la traçabilité et la transparence des opérations », a-t-il relevé, soulignant également les possibilités de suivi des dossiers offertes aux opérateurs économiques. La nouvelle procédure doit également faciliter la coordination entre les différentes administrations intervenant dans le processus d’exportation des produits vivriers.
M. Odi a toutefois insisté sur le fait que l’APE ne remplace pas les formalités douanières. L’obtention de cette autorisation ne dispense donc pas l’exportateur des contrôles et autres procédures exigés par l’administration des Douanes.
Il a par ailleurs présenté les responsabilités des différents acteurs, notamment celles des exportateurs, des déclarants, du GUCE-CI, de l’OCPV et des administrations techniques compétentes.
La rencontre a permis aux participants de mieux comprendre les différentes étapes de la procédure digitalisée et les avantages attendus de cette réforme pour les opérateurs économiques et l’administration.
M. Odi a également fait savoir que L’OCPV veut, par la sensibilisation, accompagner les acteurs de la filière vivrière dans l’appropriation de ce nouvel outil destiné à moderniser la gestion et la régulation des flux de produits vivriers.
(AIP)
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