samedi, septembre 19

Bondoukou, 23 fév 2025 (AIP) –  Le préfet hors garde à la retraite, Koné Jacques Lobognon est désormais le chef de la grande famille Agouane des Nafana Katogo de Bondoukou et d’ailleurs, au terme d’une cérémonie d’installation traditionnelle, qui a eu lieu, samedi 22 février 2025, selon les us et coutumes en accord avec sa foi chrétienne catholique à sa résidence .

Le préfet hors garde à la retraite, directeur de cabinet du  ministre – gouverneur du district autonome du Zanzan, porte, dorénavant, le titre de Tolè Sié Yao Adjehi 2, suite à cette prise de pouvoir traditionnel.

Cette rencontre traditionnelle précède son installation officielle, de fait, à la tête du village de Digoweri, au regard des normes de la tradition, a-t-on appris.

Pour M. Koné, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du respect des règles de successions établies, depuis des lustres, par cette famille tutélaire de cette localité.

 » Vous savez, nous sommes fils de ce village, de cette région. Et j’ai été choisi, non par  mes mérites, mais conformément à la tradition locale. Nous héritons de nos oncles », a-t-il précisé. Il succède à son prédécesseur, feu Grégoire Oba.

Des notables et le chef de la grande famille Agouane des Nafana Katogo de Bondoukou et d’ailleurs

A la tête de cette institution traditionnelle, il entend œuvrer pour  le rassemblement dans le respect des  coutumes ancestrales, en s’engageant, à   » faire en sorte que chacun d’entre nous, garçons comme filles, puissent se sentir intégrés et ne pas se sentir isolés et se sentent vraiment considérés, respectés et unis ».

Auparavant, il a occupé les postes de conseiller spécial au cabinet du Premier ministre et au cabinet du  ministre de l’Intérieur, d’ inspecteur de l’Administration du territoire. de préfet de la région de l’Iffou, ainsi que, de préfet des départements d’Agnibilekrou. de Ferkessédougou,  de Grand-Lahou, de Dabou et Bangolo.

Les Nafana, originaires de la localité de Sinématiali, dans la région du Poro, précisément du village de Kakpogo ont migré vers les terres de Bondoukou où ils s’y sont définitivement installés. Ils sont perçus comme les propriétaires terriens sauf à Gbanhui, Yézimala, Gondo et à Laoudi-Gan, a-t-on appris.

(AIP)

nmfa/zaar

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