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Côte d'Ivoire-AIP/  Le ministre du Commerce Kalil Konaté déterminé à récupérer les 72 hectares du site de l'OPCV

Côte d'Ivoire-AIP/ Le ministre du Commerce Kalil Konaté déterminé à récupérer les 72 hectares du site de l'OPCV

Par ALAIN ZAGADOU / 23 avril 2026 à 16:08 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 2 min

Abidjan, 23 avr 2026 (AIP) – Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté  a clairement affiché sa détermination à rétablir l’intégrité du domaine foncier de l’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers (OCPV), initialement estimé à plus de 72 hectares, à l’issue d’une visite de travail effectuée mercredi 22 avril 2026 sur le site de la structure.

 « Il n’est pas question d’aller chercher un autre site. La situation de ce site n’est pas anodine. C’est une position stratégique. Nous allons engager un combat légal pour que l’OCPV récupère l’ensemble des terres mises à sa disposition par l’État », a-t-il déclaré.

S’appuyant sur le décret de création de 1984, modifié en 2023, M. Konaté a insisté sur la nécessité de faire respecter les droits de l’État face aux occupations jugées irrégulières. « Nous allons demander que les titres fonciers illégaux soient annulés. À partir de là, nous mettrons en place une équipe projet pour valoriser pleinement les 72 hectares », a-t-il affirmé, réitérant sa volonté d’engager des actions concrètes pour la récupération du site.

Le ministre a précisé que l’objectif est de transformer cet espace en un véritable pôle agroalimentaire moderne, capable d’assurer l’approvisionnement du Grand Abidjan, estimé entre 7 et 10 millions d’habitants. « Nous devons disposer de capacités de stockage, de conservation et d’un système efficace de distribution. C’est essentiel pour réduire les pertes et améliorer les revenus des producteurs », a-t-il expliqué, illustrant ses propos par les pertes enregistrées dans la chaîne d’approvisionnement, notamment pour les produits vivriers.

Le Directeur général de l’OCPV, Bernard Adou Gneney, a pour sa part confirmé l’ampleur du problème foncier. « Sur les 72 hectares dont disposait l’OCPV, il ne reste aujourd’hui qu’environ 12,8 hectares, en raison d’occupations illicites apparues notamment après la crise postélectorale », a-t-il indiqué.

Se félicitant de l’engagement du ministre, il s’est dit confiant quant à l’issue du processus, espérant la récupération du site pour permettre la réalisation d’un centre agroalimentaire moderne avec un grand marché et des infrastructures de stockage.

(AIP)

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