Depuis son accession à l’indépendance en 1960, la Côte d’Ivoire a connu plusieurs évolutions dans l’organisation de ses scrutins présidentiels. D’un système à parti unique placé sous l’autorité du pouvoir exécutif à la mise en place d’organes électoraux distincts, le pays a progressivement adapté ses dispositifs institutionnels en matière électorale.
Cette évolution ne s’est pas limitée aux réformes techniques, mais a également traduit les changements dans l’organisation politique nationale. Du ministère de l’Intérieur à la Commission nationale électorale (CNE), puis à la Commission électorale indépendante (CEI), chaque étape a marqué une phase dans le processus de structuration de l’administration électorale.
Le présent texte retrace cette évolution de manière chronologique, en présentant les structures chargées des élections présidentielles de 1960 à 2025, ainsi que les contextes institutionnels dans lesquels elles ont exercé leurs missions.
Après l’indépendance, le 7 août 1960, la Côte d’Ivoire organise sa première élection présidentielle en novembre de la même année.
Félix Houphouët-Boigny, seul candidat en lice, est élu avec 100 % des suffrages exprimés, dans le cadre du parti unique (PDCI-RDA).
Les élections suivantes (1965, 1970, 1975, 1980 et 1985) s’inscrivent dans la même configuration, avec un scrutin placé sous la responsabilité du ministère de l’Intérieur.
Dans ce contexte, l’organisation électorale se limitait à la mise en œuvre administrative d’un processus sans pluralisme politique.
En 1990, la Côte d’Ivoire adopte le multipartisme, ouvrant la voie à une nouvelle étape du processus électoral. Cette même année, une élection présidentielle pluraliste est organisée, toujours supervisée par le ministère de l’Intérieur.
En 2000, la Commission nationale électorale (CNE) est créée afin de doter le pays d’un organe spécifique chargé de l’organisation des scrutins. Cette institution supervise l’élection présidentielle de 2000.
Par la suite, la Commission électorale indépendante (CEI) est instituée pour renforcer le caractère permanent et autonome de la gestion des élections. Elle prend en charge les scrutins présidentiels suivants, notamment celui de 2010.
Au cours de cette décennie, la CEI conserve son rôle central dans l’organisation des élections présidentielles.
L’élection présidentielle de 2010 se déroule sous sa responsabilité, suivie de nouveaux ajustements institutionnels destinés à renforcer le cadre légal et organisationnel.
L’élection présidentielle de 2015 est organisée par la CEI dans le prolongement de ces réformes, puis celle de 2020, confirmant son statut d’organe permanent de gestion des élections.
Entre 2020 et 2025, la Commission électorale indépendante (CEI) poursuit son rôle central dans l’organisation des élections présidentielles.
Cette période est marquée par des ajustements réglementaires et organisationnels destinés à améliorer la gestion du processus électoral et à assurer la préparation des scrutins à venir.
L’élection présidentielle prévue en 2025 est planifiée et supervisée par la CEI, conformément aux dispositifs institutionnels établis au cours des décennies précédentes. Les préparatifs incluent la mise à jour des listes électorales, la définition du calendrier électoral et la coordination des différents acteurs impliqués dans l’organisation des élections.
Ce texte présente de manière neutre et chronologique l’évolution de l’organisation des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, tout en mettant en évidence les structures institutionnelles chargées de leur gestion et les principales étapes de leur développement.
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