AIP/ Sécurité inclusive en Côte d’Ivoire : des journalistes outillés sur les agendas « femmes et jeunes, paix et sécurité » à Bonoua
Par GEORGES AUBIN KONAN / 23 avril 2026 à 17:35 / il y a 2 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 23 avr 2026 (AIP)- Un atelier de renforcement des capacités techniques des professionnels des médias sur l’intégration des femmes et des jeunes dans la gouvernance du secteur de la sécurité s’est ouvert, mardi 23 avril 2025, dans la cité de Bonoua, à l’initiative du Réseau des journalistes et professionnels de la communication pour la paix et la sécurité (RJPS) Côte d’Ivoire et du Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’Ouest, section Côte d’Ivoire (RASALAO-CI).
Pendant trois jours, 25 membres du RJPS vont s’approprier les cadres juridiques internationaux des agendas « Femmes, paix et sécurité » (FPS) et « Jeunes, paix et sécurité » (JPS), ainsi que les sept piliers de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF). L’objectif est de développer des outils de communication adaptés pour briser les obstacles institutionnels et la stigmatisation pesant sur la participation des femmes dans le domaine sécuritaire.
« Il s’agira, durant ces trois jours, de comprendre les dynamiques, les obstacles et les opportunités de cette problématique, qui trouve ses fondements dans le droit légitime des femmes et des jeunes à participer effectivement aux discussions politiques et programmes de sécurité », a expliqué la présidente du conseil d’administration du RJPS, Michelle Pépé, lors de la cérémonie d’ouverture.
Mme Pépé a salué la disponibilité des experts, dont N’Dete Clovis Delacroix, qui animeront les modules, et appelé les participants à une implication totale pour « une médiatisation d’impact en Côte d’Ivoire », avant de diffuser les connaissances acquises via leurs supports médiatiques.
Au nom d’Equipop et de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire, Diero Ramatou a souligné que le choix de la Côte d’Ivoire pour ce projet s’explique par sa position dans une zone de risque, frontalière du Mali et du Burkina Faso où sévissent des groupes terroristes. Elle a rappelé les attaques de Kafolo et de Grand-Bassam, qui ont fait respectivement 14 et 19 morts. « Votre présence dénote de l’intérêt que vous portez à cette thématique de promotion de l’égalité du genre », a-t-elle lancé aux participants.
Le projet Appui à la vulgarisation des agendas féministes, paix et sécurité auprès des communautés en Côte d’Ivoire (SAC-CI) est financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par un consortium conduit par Equipop.
Au nom de la députée de Bonoua et Bongo, l’honorable Adjé Roger Cécile, son suppléant Oholy Jean-Claude a salué un atelier « d’une pertinence et d’une opportunité qui ne font aucun doute », soulignant que « la prise en compte du rôle des femmes dans le processus de paix n’est plus une option, mais une nécessité ».
Le représentant du sous-préfet de Bonoua, Dr Kra Maizan, Mlle Agnès Kouassi, a quant à elle déclaré l’atelier ouvert, invitant les journalistes à « transformer les agendas féministes en réalité concrète » et à « faire de la voix des femmes un levier de paix incontournable ».
(AIP)
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