Côte d’Ivoire – AIP/ La question du financement de l’éducation au cœur de la Semaine mondiale d’action à Aboisso
Par NOEL AHOULOU / 30 avril 2026 à 07:01 / il y a 7 heures / Temps de lecture : 3 minAboisso, 30 avr 2026 (AIP) – La Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMAE), organisée mercredi 29 avril 2026, à Aboisso par le Réseau ivoirien pour la promotion de l’éducation pour tous (RIP-EPT), a mis en lumière les défis liés au financement du système éducatif, autour du thème, « Le financement de l’éducation ».
À l’ouverture des travaux, le président du comité régional du RIP-EPT d’Aboisso, Jean Marie Aka, a présenté les missions de l’organisation, axées notamment sur la promotion de l’éducation pour tous, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et le plaidoyer auprès de l’État et des collectivités territoriales en faveur d’un système éducatif plus performant.
Les échanges ont permis aux représentants des collectivités territoriales de détailler leurs principales sources de financement, comprenant les recettes fiscales, les taxes, les subventions, les dons ainsi que les emprunts.
Toutefois, plusieurs contraintes majeures ont été relevées, notamment la lenteur des décaissements et la faiblesse des ressources propres. À ce sujet, il a été indiqué que celles-ci sont passées de 0,98 % en 2024 à 1,98 % en 2025, pour atteindre 3,62 % en 2026 au niveau du Conseil régional.
Malgré ces difficultés, des efforts significatifs ont été consentis par le Conseil régional du Sud-Comoé, qui a consacré 46,87 % de son budget à l’éducation en 2024 et 51,92 % en 2025.
Face aux défis identifiés, plusieurs pistes de solutions ont été proposées, parmi lesquelles la mise en place d’une dotation spéciale pour le secteur éducatif et la construction d’internats.
Intervenant au nom de la Direction régionale de l’éducation nationale et de l’alphabétisation et de l’enseignement technique (DRENAET), le secrétaire général Ropé Séverin a souligné l’importance de l’appui des partenaires et des collectivités territoriales. Il a également évoqué des besoins urgents, notamment la construction de 45 salles de classe, la réhabilitation de 120 autres, la distribution de manuels scolaires en lecture et en mathématiques à raison d’un livre par élève, ainsi que l’organisation de deux examens blancs régionaux par an et l’amélioration des conditions de travail des enseignants.
Le RIP-EPT a, pour sa part, réaffirmé sa volonté de poursuivre son plaidoyer en vue d’amener l’État à honorer ses engagements pour une éducation de qualité accessible à tous.
Clôturant la rencontre, le représentant du préfet de région a exhorté l’ensemble des acteurs à renforcer leur engagement en faveur du bien-être des apprenants et du développement du système éducatif.
Le RIP- EPT regroupe 27 organisations qui travaillent pour l’éducation en Côte d’Ivoire. La Semaine mondiale d’action pour l’éducation 2025 a lieu dans 12 régions.
(AIP)
akn/fmo