Côte d'Ivoire-AIP/ L’OIPR et ses partenaires renforcent le suivi écologique de la biodiversité du Parc national de Taï
Par SIMON NESSENOU / 15 mai 2026 à 15:23 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 15 mai 2026 (AIP)- Les acteurs engagés dans la conservation du Parc national de Taï, notamment l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), le Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) et Wild Chimpanzee Foundation (WCF) ont réaffirmé, vendredi 15 mai 2026 à Abidjan, leur engagement commun en faveur de la préservation de la biodiversité, à travers le suivi écologique.
Cette coopération a été mise en avant lors d’un atelier consacré à la validation des données collectées dans le cadre de la 16e phase du suivi écologique du Parc national de Taï et de la réserve du N’Zo, couvrant la période de juillet 2024 à mars 2025.
Selon le directeur général de l’OIPR, Adama Tondossama, le suivi écologique constitue un instrument essentiel pour évaluer l’état de conservation des aires protégées et mesurer l’évolution des populations animales et végétales.
Les données recueillies grâce aux travaux menés avec les partenaires scientifiques et techniques permettent d’orienter plus efficacement les stratégies de gestion du parc. Cette 16e phase se distingue par l’utilisation de caméras à déclenchement automatique, une technologie visant à améliorer la précision des observations sur la faune sauvage.
« Le suivi écologique nous permet de mieux comprendre la répartition des espèces animales et floristiques et d’évaluer l’état de conservation de nos aires protégées », a soutenu Adama Tondossama.
Le directeur général du CSRS, Inza Koné, également enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny, a insisté sur le rôle central de la recherche scientifique dans la gestion durable du parc.
Il a expliqué que le suivi écologique fournit des données fiables sur l’état de santé des espèces et des habitats naturels, des informations indispensables à la prise de décision et à l’évaluation des politiques de conservation. « Ces informations permettent de rassurer les bailleurs de fonds ainsi que les gestionnaires sur l’efficacité des mesures mises en œuvre », a-t-il spécificié.
La directrice de WCF en Côte d’Ivoire et des projets transfrontaliers, Emmanuelle Normand, a souligné que les résultats enregistrés ces dernières années révèlent une stabilisation progressive de plusieurs espèces emblématiques du Parc national de Taï, notamment les chimpanzés, les éléphants et certaines espèces d’antilopes.
Cette synergie entre institutions publiques, chercheurs et organisations de conservation contribue à renforcer durablement la protection du plus grand massif forestier d’Afrique de l’Ouest et à préserver son exceptionnelle biodiversité.
(AIP)
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