Côte d'Ivoire–AIP/Un projet promeut les cultures fourragères pour améliorer la productivité animale et la résilience des systèmes d’élevage à Doropo
Par Koatehi Natem OULAI / 16 mai 2026 à 12:15 / il y a 2 heures / Temps de lecture : 3 minDoropo, 16 mai 2026 (AIP)–Le projet Smart-Food « Promouvoir des pratiques endogènes agropastorales climato-intelligentes pour une utilisation rationnelle des ressources naturelles et la sécurité alimentaire des systèmes d’élevage de ruminants en Afrique de l’Ouest » veut améliorer la productivité animale et la résilience des systèmes d’élevage dans le département de Doropo, a fait savoir le coordonnateur du projet, Pr Vangah Adja Ferdinand.
Cette initiative a été présentée, lors d’un atelier de formation des acteurs locaux sur le genre, l’accès et contrôle des ressources, tenu du mardi 12 mai au mercredi 13 mai 2026, à la préfecture de Doropo. Elle vise à promouvoir une gestion concertée et durable des résidus agricoles et des plantes alimentaires et médicinales pour améliorer la productivité et la santé des ruminants au nord de la Côte d’Ivoire.
Ce projet, financé par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada, est mis en œuvre par l’université Péléforo Gon Coulibaly (UPGC) de Korhogo, en partenariat avec l’ONG Animation rurale de Korhogo (ARK). Il vise à renforcer les capacités des acteurs locaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et développer durablement l’activité agropastorale à travers la promotion des pratiques endogènes agropastorales climato-intélligentes
Durant deux jours, les participants ont été formés sur les techniques améliorées de production, de valorisation et de conservation du fourrage ainsi que la promotion des espèces fourragères à fort potentiel, notamment le Panicum maximum et le Pennisetum purpureum (Maralfalfa) pour améliorer durablement l’alimentation du bétail ainsi que les plantes médicinales traditionnelles.
Selon le formateur, Adou Adjoumani Kobénan, l’objectif de cette formation est de permettre aux participants de développer des pratiques innovantes d’alimentation et de reproduction animale, accroître la productivité du bétail, tout en contribuant à l’augmentation des revenus et à l’amélioration des conditions de vie des ménages, et surtout favoriser une cohabitation apaisée entre éleveurs et agriculteurs.
L’indisponibilité irrégulière des ressources fourragères serait liée à la variabilité climatique, à l’expansion des plantations d’anacardes, l’utilisation abusive des pesticides et la situation sécuritaire des pays voisins. Ce qui entraîne une baisse considérable de production laitière et une augmentation de la mortalité animale, a indiqué M.Adou.
Le projet Smart-Food est une initiative déployée dans trois pays d’Afrique que sont le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire, en faveur de 20 000 ménages agropastoraux afin d’améliorer la productivité animale tout en réduisant l’impact climatique du secteur.
(AIP)
bd/on/haa