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Côte d'Ivoire-AIP/Inter/ Les coupures d’électricité et les pénuries fragilisent le système de santé de Cuba (ONU)

Côte d'Ivoire-AIP/Inter/ Les coupures d’électricité et les pénuries fragilisent le système de santé de Cuba (ONU)

Par MARYAM COULIBALY / 15 mai 2026 à 21:00 / il y a 19 heures / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 15 mai 2026 (AIP) – À Cuba, la combinaison de coupures d’électricité prolongées, de pénuries de carburant et de ruptures d’approvisionnement en médicaments met le système de santé sous forte pression, perturbant gravement les soins dans les hôpitaux, ont alerté vendredi 15 mai 2026, des responsables des Nations Unies.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ces difficultés compromettent le fonctionnement des services d’urgence, des banques de sang, des laboratoires, des programmes de vaccination ainsi que des soins maternels et infantiles.

À l’issue d’une mission de trois jours dans le pays, les responsables onusiens ont indiqué que certaines zones enregistrent des coupures de courant pouvant atteindre 20 heures, contraignant les hôpitaux à suspendre des interventions chirurgicales non urgentes et à reporter des soins essentiels.

« Le coût humain est considérable et continue de croître », a déclaré le représentant de l’OMS, Altaf Musani, soulignant les difficultés des établissements de santé confrontés à des pénuries persistantes de fournitures et à une alimentation électrique instable.

Selon les données communiquées, plus de 100.000 patients, dont environ 11.000 enfants, sont en attente d’opérations chirurgicales retardées. En outre, près de cinq millions de personnes souffrant de maladies chroniques risquent des interruptions de traitement, dont plus de 16.000 patients nécessitant une radiothérapie et plus de 12.000 suivant une chimiothérapie.

Les responsables de l’ONU alertent également sur la situation des femmes enceintes, avec plus de 32.000 grossesses considérées à risque en raison de l’accès limité aux soins, aux transports et à l’électricité indispensable au fonctionnement des unités néonatales.

« Le personnel doit monter l’eau par les escaliers pendant que les femmes accouchent, car les pompes ne fonctionnent pas », a témoigné la responsable de l’OCHA, Edem Wosornu, évoquant les difficultés quotidiennes dans les structures sanitaires.

Elle a également signalé que les perturbations des transports affectent l’acheminement des denrées alimentaires, notamment les légumes et la viande, aggravant les risques de malnutrition chez les femmes enceintes.

Par ailleurs, les systèmes d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de réfrigération sont fortement perturbés, augmentant le risque de maladies hydriques et vectorielles telles que la dengue et le chikungunya. Les programmes de vaccination restent opérationnels mais subissent des contraintes liées à la chaîne du froid et aux difficultés logistiques.

Les responsables de l’ONU saluent néanmoins la résilience du personnel médical et des communautés locales, qui continuent d’assurer les soins malgré des conditions difficiles.

Ils appellent à un soutien humanitaire d’urgence afin d’éviter une aggravation de la situation. « L’aide vitale doit parvenir aux populations sans délai. Nous ne pouvons pas nous permettre une nouvelle crise humanitaire », a insisté Mme Wosornu.

(AIP)

cmas