Côte d’Ivoire-AIP/ Hantavirus : le ministère de la Santé appelle à la vigilance pour éviter toute contamination
Par Kouamé Lambert / 16 mai 2026 à 10:34 / il y a 4 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 16 mai 2026 (AIP) – Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a appelé, vendredi 15 mai 2026, dans un communiqué, la population ivoirienne au strict respect des mesures d’hygiène et de prévention afin d’éviter toute contamination par le hantavirus, après l’alerte internationale émise par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Selon le communiqué officiel du ministère, l’alerte de l’OMS du 3 mai 2026 concerne un foyer d’infection à hantavirus détecté à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius, reliant Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert. À la date du 12 mai 2026, onze cas ont été enregistrés, dont trois décès, soit une létalité de 27,3 %. Aucun cas n’a, pour l’instant, été confirmé en Côte d’Ivoire, mais les autorités sanitaires exhortent à la vigilance.
Le ministère recommande aux populations de maintenir leurs habitations propres et de veiller à ce que les déchets soient correctement éliminés. Il insiste sur la nécessité de conserver les aliments dans des récipients hermétiquement fermés et de boucher les trous dans les murs pour empêcher l’entrée des rongeurs. Lors du nettoyage, il est conseillé d’humidifier les surfaces avant de balayer et de porter des gants ainsi qu’un masque de protection si possible. Après toute activité à risque, il est essentiel de se laver soigneusement les mains avec de l’eau et du savon.
En cas de symptômes, il est important de se rendre immédiatement dans le centre de santé le plus proche et d’informer le personnel soignant de toute exposition aux rongeurs. Le ministère recommande également d’éviter toute automédication et de porter un masque de protection faciale pour limiter les risques de contagion.
Le hantavirus se transmet principalement par certains rongeurs infectés, par inhalation de poussières contaminées par leurs excréments ou urines, ou par contact direct avec ces animaux ou leurs déjections. La transmission interhumaine est possible lors de contacts étroits et prolongés. Les symptômes apparaissent généralement deux semaines après la contamination et se traduisent par une forte fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et des difficultés respiratoires.
Le ministère rassure la population que le dispositif de surveillance et de riposte a été renforcé et que toutes les mesures nécessaires sont prises pour protéger les citoyens.
(AIP)
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