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Côte d’Ivoire-AIP/ Le ministre Abou Bamba mobilise ses collaborateurs de Bonoumin pour une « administration de référence » face aux périls écologiques et sanitaires

Côte d’Ivoire-AIP/ Le ministre Abou Bamba mobilise ses collaborateurs de Bonoumin pour une « administration de référence » face aux périls écologiques et sanitaires

Par GEORGES AUBIN KONAN / 19 mai 2026 à 07:12 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 19 mai 2026 (AIP) – Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a appelé, lundi 18 mai 2026 à Abidjan-Bonoumin, à une « mobilisation collective constante » de l’ensemble du personnel de son département pour faire face aux défis climatiques, à la pollution, à l’orpaillage clandestin et aux menaces sur la santé des populations, lors d’une visite dans les locaux de la Direction générale de l’environnement à Bonoumin

Entouré des directeurs généraux et des responsables techniques du secteur, M. Bamba a successivement salué le rôle stratégique de l’Inspection générale, de la Direction générale de l’Environnement, de la Direction des affaires financières, de la Direction des ressources humaines, ainsi que de la Direction des affaires juridiques et du contentieux, qualifiant la première de « cœur et poumon » de l’élaboration des politiques environnementales.

« Notre responsabilité collective est plus qu’importante. Les effets du changement climatique, l’érosion de la biodiversité, la pression sur les ressources naturelles touchent directement à nos conditions de vie, à notre santé, à notre économie et à l’avenir des générations futures », a-t-il martelé, en présence de l’Inspecteur général, Dr Yessoh Max Médard.

Face aux urgences sanitaires, le ministre a dressé un tableau alarmant. « Chaque année, entre 15 000 et 17 199 nouveaux cas de cancer sont attendus à l’horizon 2030 si aucune action majeure n’est entreprise. Environ 13 000 décès sont liés aux inondations et à la pollution de l’air et de l’eau. Un enfant sur dix décède avant l’âge de cinq ans, souvent à cause de l’eau contaminée et du manque d’assainissement », a-t-il indiqué.

Il a ainsi exhorté ses collaborateurs à renforcer les contrôles des activités polluantes (véhicules vétustes, industries, combustion de pneus), à lutter sans relâche contre l’orpaillage clandestin « métastasé dans les 31 régions » et à sauver la lagune Ébrié, victime de rejets domestiques et industriels.

Le ministre a également félicité l’ensemble du personnel pour le « succès retentissant » d’une émission récente sur la RTI, soulignant que « les félicitations viennent de partout, jusqu’à la présidence de la République ». Il a insisté sur la nécessité de la digitalisation, de la rigueur budgétaire, du dialogue social et de l’innovation, afin de bâtir « une administration moderne, proactive et performante ».

L’Inspecteur général Yessoh Max Médard a, au nom des 118 agents du site (dont les directions de l’informatique, des ressources humaines, de la promotion de l’éducation au développement durable, etc.), formulé plusieurs attentes légitimes, notamment le renforcement des moyens humains et matériels, une meilleure fluidité de la communication interne, un appui à la formation continue et l’amélioration des conditions de travail à Bonoumin.

« Vous êtes ici chez vous, dans votre seconde maison », a-t-il assuré au ministre, rappelant que ces lieux ont jadis hébergé le cabinet de plusieurs illustres prédécesseurs, dont feu Théodore Mel Eg, Anne Désirée Ouloto et Séka Séka.

Abou Bamba a conclu en invoquant la mémoire des quatre agents du ministère récemment disparus, dont deux en service commandé, et en réaffirmant son ambition, « faire du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique une administration de référence, respectée pour son professionnalisme, sa rigueur et son efficacité ».

(AIP)

gak/fmo