Côte d’Ivoire-AIP/Inter/Le président béninois Romuald Wadagni en tournée au Niger et au Burkina Faso pour renouer le dialogue régional
Par KOUAO PASCAL / 2 juin 2026 à 07:13 / il y a 4 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 2 juin 2026 (AIP) – Le président béninois, Romuald Wadagni, effectue les 2 et 3 juin 2026 une visite officielle à Niamey et à Ouagadougou, dans le cadre d’une tournée ouest-africaine destinée à renforcer les relations de coopération et à favoriser un rapprochement avec les pays voisins du Sahel, a appris l’AIP auprès des médias internationaux.
Entré en fonction le 24 mai 2026, le nouveau chef de l’État béninois poursuit ainsi sa première offensive diplomatique dans la sous-région après une étape au Nigeria. Son périple doit également le conduire à Lomé, Abidjan et Accra.
Les visites prévues au Niger et au Burkina Faso revêtent une portée particulière dans un contexte marqué par des relations tendues entre le Bénin et ces deux pays depuis les changements de régime intervenus respectivement à Niamey en juillet 2023 et à Ouagadougou en septembre 2022.
À Niamey, Romuald Wadagni rencontrera le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général Abdourahamane Tiani. Il sera ainsi le premier président béninois à effectuer une visite officielle au Niger depuis le renversement du président Mohamed Bazoum.
Les relations entre les deux pays demeurent affectées par plusieurs différends, notamment la fermeture de la frontière nigéro-béninoise, qui continue d’avoir des répercussions sur les échanges commerciaux et la circulation des personnes.
À Ouagadougou, le président béninois s’entretiendra avec le capitaine Ibrahim Traoré. Les discussions devraient porter sur les questions sécuritaires et les dossiers bilatéraux en suspens, notamment le différend territorial relatif à la zone de Kourou-Koalou, actuellement soumis à l’arbitrage de la Cour internationale de Justice.
Depuis plusieurs années, les autorités nigériennes et burkinabè accusent le Bénin d’abriter des installations militaires étrangères susceptibles d’être utilisées contre leurs régimes, des allégations que Cotonou a toujours rejetées.
La tournée de Romuald Wadagni intervient quelques jours après son investiture, à laquelle les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) avaient été conviés. Elle est perçue comme une volonté d’engager un dialogue direct avec les autorités sahéliennes afin de contribuer à l’apaisement des tensions et à la relance de la coopération régionale.
Selon des observateurs diplomatiques, cette démarche pourrait ouvrir la voie à de nouvelles concertations entre les différentes parties, même si le règlement des contentieux en cours devrait nécessiter des discussions supplémentaires.
(AIP)
kp