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Côte d’Ivoire-AIP/ Bouaké : le sous-préfet Detto Marcelin engage une série de rencontres avec les chefs de village avant une tournée dans les cinq cantons

Côte d’Ivoire-AIP/ Bouaké : le sous-préfet Detto Marcelin engage une série de rencontres avec les chefs de village avant une tournée dans les cinq cantons

Par ROGER TAUKLA / 4 juin 2026 à 13:35 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 6 min

Bouaké, 4 juin 2026 (AIP)- Le sous-préfet central de Bouaké, Detto Marcelin Kouassi, a entamé mercredi 3 juin 2026 une série de rencontres de prise de contact avec les chefs des villages de sa circonscription administrative, en vue de présenter sa vision de gouvernance et de préparer une tournée de proximité dans les cinq cantons de la sous-préfecture.

La première rencontre s’est tenue à la salle de réunion de la sous-préfecture avec les chefs des villages du canton N’Dranouan, situé au sud de Bouaké. Les autorités villageoises étaient accompagnées de leurs notables, des présidents de jeunesse et des présidentes d’associations de femmes.

Cette série de rencontres, qui doit s’achever le 9 juin 2026, permettra au représentant de l’État de rencontrer successivement les responsables coutumiers des cinq cantons que compte la sous-préfecture de Bouaké, à savoir N’Dranouan, Prepressou, Faafouè-Gossan, Pharis et Dohoun.

Selon M. Detto, cette initiative vise à établir un premier contact officiel avec les populations rurales depuis sa prise de fonction intervenue le 7 mai 2026, mais également à poser les bases d’une collaboration entre l’administration et les autorités villageoises. « J’ai pris officiellement service le 7 mai et depuis lors, je n’avais pas encore rencontré les populations. Cette rencontre nous permet de nous présenter mutuellement et de partager la vision qui guidera notre action au sein de la circonscription », a expliqué le sous-préfet.

Il a indiqué que sa méthode de travail reposera sur plusieurs principes, notamment, la transparence dans la gestion des affaires administratives, la disponibilité des services de l’État, la proximité avec les populations, l’écoute des préoccupations des administrés, le respect des textes réglementaires et la réactivité face aux situations nécessitant l’intervention de l’administration.

Le sous-préfet a souligné que les nombreux défis auxquels sont confrontés les villages exigent une collaboration permanente entre l’administration et les communautés locales. « Pour résoudre les difficultés auxquelles nos villages sont confrontés, nous devons travailler avec les populations et leurs représentants », a-t-il déclaré.

Cette série de rencontres constitue également une étape préparatoire à une tournée de terrain que l’autorité administrative envisage d’effectuer dans l’ensemble des villages de sa circonscription.

Selon lui, cette future tournée permettra de renforcer les liens entre l’administration et les populations rurales et d’appréhender directement les réalités locales. « Nous rencontrons aujourd’hui les élites villageoises. Par la suite, nous irons vers les populations afin d’être davantage en contact avec elles et de mieux comprendre leurs préoccupations », a-t-il indiqué.

Au cours des échanges, le sous-préfet a identifié plusieurs problématiques récurrentes auxquelles sont confrontés les villages de la sous-préfecture de Bouaké.

Il a, notamment, évoqué les conflits de chefferie, les litiges fonciers opposant parfois des membres d’une même famille, les difficultés liées à l’état civil, les contestations de contrats ainsi que le phénomène de l’orpaillage illégal.

Les chefs de village suivant attentivement l’exposé du sous-préfet sur leur rôle en tant qu’auxiliaires de l’administration

Face aux chefs de village du canton N’Dranouan, M. Detto a pris plusieurs engagements relatifs à l’exercice de ses fonctions. Il a assuré qu’il accomplira sa mission dans le respect de la légalité, de l’équité et de la neutralité administrative.

« Ma porte est ouverte à tous sans distinction. Chaque sollicitation recevra une réponse. Toutes mes décisions seront fondées sur les textes en vigueur. Il n’y aura aucune tolérance pour la corruption au sein de mes services. Je n’ai ni camp ni favori. Dans chaque conflit, je serai le garant de l’équité et du droit », a-t-il affirmé.

Le sous-préfet a également annoncé son intention de rendre compte de son action aux populations. « Dans un an, je reviendrai vers vous avec un bilan concret fondé sur des résultats vérifiables », a-t-il ajouté.

Devant les autorités coutumières du canton N’Dranouan, il a réaffirmé sa volonté de faire de la sous-préfecture de Bouaké un espace marqué par la paix, la justice et le développement.

La rencontre a également servi de cadre à une séance de sensibilisation sur le rôle des chefs de village en tant qu’auxiliaires de l’administration.

Selon le sous-préfet, cette démarche répond à la nécessité de renforcer les capacités des responsables villageois face aux défis liés à la chefferie traditionnelle, à la gestion foncière, à l’état civil et à l’orpaillage illégal. « Pour apporter des solutions durables aux difficultés observées, nous devons commencer par la sensibilisation et la formation des acteurs locaux », a-t-il expliqué.

Au cours du module présenté aux participants, l’autorité administrative a rappelé les principales missions du chef de village.

Celles-ci consistent notamment à représenter l’administration au sein du village, représenter la communauté villageoise auprès des autorités administratives, veiller à l’application des lois, règlements et décisions gouvernementales, préserver l’ordre public et la sécurité, rendre compte à l’administration et aux populations, favoriser la mise en place des organisations de jeunes et de femmes, assurer le respect des us et coutumes et veiller au bon fonctionnement de la communauté.

Le sous-préfet a également précisé le rôle des autres acteurs de la gouvernance locale, notamment, les présidents de jeunesse, les responsables des associations féminines, les dirigeants des mutuelles de développement ainsi que les représentants des communautés allogènes et allochtones.

Les échanges ont également porté sur les mécanismes de fonctionnement du village, la circulation de l’information entre les différents acteurs et les principales causes de conflits enregistrées dans les localités rurales.

À l’issue de cette première rencontre, M. Detto s’est déclaré satisfait des échanges avec les chefs de village du canton N’Dranouan. Il a estimé que les objectifs fixés ont été atteints et a salué l’adhésion des participants à la démarche engagée par l’administration sous-préfectorale.

Créée par le décret n°61-16 du 3 janvier 1961, la sous-préfecture de Bouaké compte environ 176 villages ainsi que plusieurs campements répartis entre les cantons N’Dranouan, Faafouè-Gossan, Prepressou, Pharis et Dohoun.

(AIP)

rkk