Côte d’Ivoire-AIP/Littérature : l’auteure Claude Andréa Bonny présente son autobiographie inspirante sur l’immigration à travers l’ouvrage "Celle qui ne savait pas où aller"
Par ALAIN ZAGADOU / 15 juin 2026 à 01:34 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 4 minAbidjan, 15 juin 2026 (AIP) – L’auteure, animatrice et conférencière ivoiro-canadienne Claude Andréa Bonny a procédé, samedi 13 juin 2026, à la dédicace de son ouvrage autobiographique intitulé « Celle qui ne savait pas où aller, s’est enfin retrouvée », à la galerie d’art Jacobleu, à Abidjan-Cocody, en présence d’amis, de lecteurs, d’acteurs du monde culturel et de membres de la communauté francophone.
Publié à compte d’auteure, cet ouvrage de 176 pages, structuré en quatre parties, retrace le parcours d’une femme qui a quitté son pays natal pour s’établir au Canada, où elle a dû faire face aux défis de l’intégration, à la solitude, aux doutes et aux nombreuses épreuves inhérentes à l’expérience migratoire.
À travers ce récit à la fois intime et inspirant, Claude Andréa Bonny partage les leçons tirées de son parcours, mettant en lumière les valeurs de résilience, de foi, de développement personnel et d’adaptation à une nouvelle culture.
L’ouvrage se veut également un guide destiné aux immigrants francophones et à toutes les personnes confrontées à des périodes de transition ou de remise en question.
« Le premier message est à l’endroit des immigrants. Le deuxième porte sur le développement personnel. Comment, malgré les difficultés de la vie, peut-on trouver les ressources nécessaires pour avancer et atteindre ses objectifs ? », a expliqué l’auteure lors de la cérémonie.
Selon elle, le livre démontre qu’il est possible de réussir dans un pays étranger à condition d’être préparé, de faire preuve de persévérance et de s’appuyer sur des valeurs solides. « Avec les bons moyens, il est possible d’aller d’un point A à un point B », a-t-elle affirmé.

Au-delà de l’expérience migratoire, l’ouvrage propose une réflexion sur la connaissance de soi et la transformation personnelle. L’auteure y évoque notamment l’importance d’affronter ses peurs, d’accepter l’échec comme une étape de l’apprentissage et de ne pas se laisser décourager par les refus.
« Il est possible de réussir sur une terre qui n’est pas la nôtre si l’on fait confiance au divin. Il faut aussi apprendre à faire face à ses peurs, se donner une chance, ne pas avoir peur des “non” et croire en Dieu », a-t-elle conseillé.
La dimension spirituelle occupe d’ailleurs une place centrale dans l’ouvrage. Claude Andréa Bonny a souligné que sa foi a constitué un pilier essentiel tout au long de son parcours.
« Sans Dieu, je ne suis rien. Je ne peux pas dire que j’ai réussi ce que j’ai accompli sans Lui », a-t-elle témoigné, distinguant la spiritualité de la simple pratique religieuse et insistant sur l’importance d’une relation personnelle avec Dieu.
Abordant la question de l’immigration, l’auteure a invité les candidats au départ à mûrir leur projet avant de quitter leur pays d’origine. Selon elle, certaines personnes envisagent l’immigration davantage comme une fuite que comme un véritable projet de vie.
« Beaucoup veulent immigrer pour échapper à une réalité difficile plutôt que pour réaliser un projet clairement défini », a-t-elle observé, tout en exprimant son opposition à l’immigration clandestine.
Diplômée en relations publiques du Collège La Cité, au Canada, Claude Andréa Bonny s’est imposée au fil des années comme une figure influente de la francophonie d’Ottawa.
Animatrice d’événements majeurs, productrice et conférencière engagée, elle intervient régulièrement sur des thématiques liées à la santé mentale, à l’expérience immigrante et au leadership féminin.
Par la publication de ce premier ouvrage, paru en décembre 2025, elle entend transmettre un message d’espoir à toutes celles et tous ceux qui traversent des périodes d’incertitude, convaincue que les obstacles peuvent devenir des tremplins vers l’épanouissement personnel.
Le retour de cette œuvre sur la terre de ses origines constitue, selon l’auteure, une manière de partager avec les Ivoiriens une expérience humaine universelle, celle de la quête de soi, de la persévérance et de la reconstruction.
(AIP)
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