Côte d'Ivoire-AIP/ Le gouvernement réaffirme son engagement en faveur d'une prise en charge équitable des malades de la drépanocytose
Par SIMON BENJAMIN BASSOLE / 22 juin 2026 à 12:08 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 22 juin 2026 (AIP) – Le gouvernement ivoirien a réaffirmé son engagement à renforcer la prévention, le dépistage et la prise en charge de la drépanocytose afin de garantir un accès plus équitable aux soins, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie, jeudi 18 juin 2026, à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Adjamé.
Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, le directeur de cabinet adjoint, Dr Tia Koné, a rappelé que la drépanocytose demeure un important défi de santé publique en Côte d’Ivoire, où près de 12% de la population est porteuse du gène responsable de la maladie.
Selon lui, le thème retenu cette année, « Combler les écarts : accès équitable aux soins pour les personnes vivant avec la drépanocytose », met en lumière les disparités persistantes dans l’accès au dépistage, au diagnostic et aux traitements, notamment entre les zones urbaines et rurales.
Le représentant du ministre a souligné les progrès enregistrés par le pays grâce au renforcement du dépistage précoce, au développement d’infrastructures spécialisées, à la mise en œuvre du Programme national de lutte contre les maladies métaboliques et à l’amélioration de l’accès aux traitements, avec l’appui de partenaires techniques et financiers.
Il a toutefois reconnu que des défis subsistent, notamment l’insuffisance des financements, le manque de données épidémiologiques consolidées, l’accès encore limité aux traitements innovants et la faible sensibilisation des populations.
« L’équité dans l’accès aux soins n’est pas une option, mais un devoir moral et national », a déclaré Dr Tia Koné, assurant que le gouvernement poursuivra ses efforts en faveur du dépistage néonatal, de la disponibilité des médicaments dans les établissements sanitaires, de la lutte contre la stigmatisation des personnes atteintes et du soutien à la recherche.
Au nom du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Côte d’Ivoire, Dr Ané Ambroise a salué les actions engagées par les autorités ivoiriennes en faveur de la lutte contre la drépanocytose et réaffirmé l’engagement de l’institution onusienne à accompagner le pays.
Il a estimé que les défis liés au coût des soins, à l’accès aux traitements et à l’insuffisance du dépistage demeurent importants, mais qu’ils peuvent être relevés grâce à une approche intégrée impliquant les familles, les écoles, les communautés, les professionnels de santé et les pouvoirs publics.
Le représentant de l’OMS a insisté sur la nécessité de promouvoir le dépistage prénuptial par électrophorèse de l’hémoglobine, qu’il a qualifié d’acte de responsabilité envers les générations futures.
Il a, en outre, assuré que l’OMS continuera d’accompagner la Côte d’Ivoire dans le renforcement du dépistage précoce, l’amélioration de la qualité des soins, l’accès aux traitements essentiels, notamment l’hydroxyurée, ainsi que le soutien aux associations de patients.
La Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose vise à sensibiliser les populations sur cette maladie génétique héréditaire et à promouvoir un meilleur accès à la prévention, au diagnostic et aux soins pour les personnes qui en sont atteintes.
(AIP)
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