Côte d'Ivoire-AIP/ Les mesures sécuritaires renforcées après l'affrontement entre Samorossoba et Kouto
Par AIP Kouto / 26 juin 2026 à 17:00 / il y a 2 heures / Temps de lecture : 3 minKouto, 26 juin 2026 (AIP) – Les forces de défense et de sécurité ont renforcé leur dispositif dans la commune de Kouto à la suite des affrontements survenus dimanche 21 juin 2026 sur une parcelle agricole litigieuse, afin de prévenir toute résurgence de violences et de garantir la sécurité des populations.
Alertées dès les premières heures de la crise par les autorités administratives, les forces de sécurité ont été rapidement déployées sur le site du conflit qui oppose depuis plusieurs années des habitants de Kouto et de Samorossoba autour de l’exploitation d’une plaine rizicole d’environ 1 000 hectares, située sur les berges du fleuve Bagoué.
Selon des autorités des Forces de défense et de sécurité (FDS), leur intervention a permis de disperser les protagonistes, de sécuriser la zone des affrontements et de faciliter l’évacuation des blessés vers le centre hospitalier de Kouto.
Toutes les forces disponibles ont été mobilisées dès le déclenchement des violences, avec pour priorité d’empêcher toute aggravation de la situation et d’assurer la protection des populations.
Afin d’éviter d’éventuelles représailles entre les deux communautés, des patrouilles nocturnes mixtes regroupant des policiers, gendarmes et militaires sont organisées dans plusieurs secteurs jugés sensibles. Une quarantaine d’agents sont mobilisés dans le cadre de cette opération de sécurisation.
Les FDS procèdent également à des contrôles ciblés ainsi qu’à des interpellations de personnes jugées suspectes dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre.
Les responsables des services de sécurité assurent que la situation est désormais sous contrôle et invitent les populations de Kouto et de Samorossoba à faire preuve de retenue, à ne pas se rendre sur le site litigieux et à attendre la décision de la justice pour le règlement du différend foncier.
Sur le terrain, les autorités administratives, conduites par le préfet du département de Kouto, Gnamou Angoran Pierre, poursuivent les actions de sensibilisation auprès des populations et des leaders communautaires. Plusieurs rencontres ont été organisées avec les notables des deux villages afin de favoriser l’apaisement des esprits.
Ces violences ont fait une vingtaine de blessés, tous de sexe masculin, selon les services sanitaires. La majorité des victimes a reçu des soins avant de regagner son domicile, tandis qu’un blessé avait été référé vers une structure sanitaire spécialisée.
(AIP)
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