Chargement...

Actualité électorale

Côte d’Ivoire-AIP/ Crise dans la filière cacao : un collectif de coopératives suspend son mot d’ordre de grève dans le Goh

Côte d’Ivoire-AIP/ Crise dans la filière cacao : un collectif de coopératives suspend son mot d’ordre de grève dans le Goh

Par Ckihin Dogad DOGOUI / 1 juillet 2026 à 06:08 / il y a 9 heures / Temps de lecture : 3 min

Gagnoa, 01 juil 2026 (AIP)- Le président de la société coopérative pour l’émergence des producteurs agricoles du Goh, Takry Gobi Stéphane, a déclaré solennellement au sortir d’une rencontre des membres de son bureau, mardi 30 juin 2026, à  Gagnoa, avec le préfet de la région du Gôh, que son institution suspend la grève qu’il envisageait pour protester contre le non-enlèvement des stocks résiduels de cacao de 122 coopératives au plan national.

« Nous supposons que c’est maintenant que le préfet, qui est notre papa à tous, est informé du sujet et donc, laissons-lui le temps de nous proposer des solutions », a confié M. Takry. Il a rappelé que la grève envisagée devait être entamée mercredi 01 juillet, sur toute l’étendue du territoire national.

Takry Stéphane a rappelé que depuis novembre, décembre 2025 et janvier 2026, des stocks de cacao avaient été inventoriés par le Conseil du café cacao. Le Conseil avait promis que tous ces stocks résiduels seraient payés à hauteur de 2800 FCFA le kg.

« Malheureusement, ce cacao est encore sous nos mains, et ce n’est pas le plus grave », a confié celui qui est aussi le porte-parole du collectif  des sociétés coopératives et acheteurs de Côte d’Ivoire.

Selon lui, les producteurs sont confrontés à deux risques. Le risque de dégradation de la qualité du cacao, parce que le produit entreposé au magasin, est exposé à la chaleur du toit et à l’humidité dû aux pluies.

Le second risque se trouve dans le « risque de trahison du Conseil café cacao ». Ce dernier sait qu’un cacao qui est stocké depuis plus de sept mois, qu’ils ont eux-mêmes inventoriés, et qui n’est pas encore enlevé, court le risque d’être dégradé, a-t-il dit. « Si demain, il y a une solution pour l’enlèvement, et que le cacao est dégradé, qui paiera la facture de la dégradation ?», s’est interrogé le porte-parole.

Il a fait observer, par ailleurs, qu’il y a la forclusion qui guette les coopératives, vu que dans quelques mois, débutent une nouvelle campagne agricole, avec une nouvelle récolte. « Que deviennent nos stocks et le Conseil acceptera-t-il de les prendre ? » s’est-il encore interrogé.

Pour les coopératives des départements de Gagnoa et Oumé, le stock résiduel inventorié s’élève à 4822 tonnes, assure Takry Stephane. Il a demandé aux autorités préfectorales qui leur ont demandé de surseoir à la grève, d’aider à la résolution du problème.

(AIP)

dd/fmo