Côte d’Ivoire-AIP/ Réforme électorale : le parti de Sam l’Africain dénonce une démarche sans concertation
Par Kouamé Lambert / 1 juillet 2026 à 10:41 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 01 juil 2026 (AIP)- La Nouvelle Alliance de Côte d’Ivoire pour la Patrie (NACIP) a exprimé sa profonde préoccupation quant à la méthode adoptée par le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, lors de la rencontre initiée le 22 juin avec les partis politiques, sur la réforme du système électoral, estimant que celle-ci s’est limitée à une séance d’information, sans véritable concertation avec les acteurs politiques.
Dans une déclaration rendue publique samedi 27 juin, le parti présidé par Jichi Mohamed, dit Sam l’Africain, indique avoir suivi avec intérêt cette réunion consacrée à la présentation de la nouvelle architecture électorale appelée à remplacer la Commission électorale indépendante (CEI).
Selon la NACIP, les échanges n’ont donné lieu à aucun débat. Le parti affirme que les responsables des formations politiques présentes n’ont pas été autorisés à prendre la parole pour formuler des observations ou des propositions avant la clôture de la rencontre par le départ du Premier ministre.
Pour la formation politique, une réforme du système électoral ne peut être crédible et durable que si elle résulte d’un dialogue inclusif associant l’ensemble des forces politiques et des composantes de la société civile. Elle estime que les questions électorales, en raison de leur importance pour la démocratie, nécessitent une approche consensuelle fondée sur l’écoute et la recherche d’un compromis national.
Le parti considère qu’un futur organe électoral consensuel ne peut être le résultat d’une simple présentation d’un dispositif élaboré par le gouvernement, mais doit découler d’un processus de concertation transparent et ouvert à toutes les sensibilités politiques.
La NACIP déplore également de ne pas avoir été conviée à cette rencontre, alors qu’elle affirme être un parti légalement constitué. Elle s’interroge sur les critères ayant présidé au choix des formations invitées, soulignant que son existence légale est antérieure à celle de certains partis ayant participé aux échanges.
Elle affirme disposer de propositions visant à renforcer l’indépendance, la transparence et la crédibilité du futur dispositif électoral. Elle se dit disponible pour prendre part à toute initiative susceptible de favoriser l’organisation d’élections libres, transparentes, inclusives et apaisées.
La formation politique demande au gouvernement de l’associer, ainsi que l’ensemble des partis politiques légalement constitués, aux prochaines rencontres consacrées à la réforme du système électoral, estimant que la paix, la stabilité et le renforcement de la démocratie passent par un dialogue politique inclusif.
(AIP)
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