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Côte d'Ivoire-AIP/ Mondial 2026/Seizièmes de finale: les sélections africaines paient cher leurs fins de match

Côte d'Ivoire-AIP/ Mondial 2026/Seizièmes de finale: les sélections africaines paient cher leurs fins de match

Par Loua Michel SOUMAHARO / 2 juillet 2026 à 14:39 / il y a 5 heures / Temps de lecture : 4 min

Abidjan, 02 juil 2026 (AIP) – L’euphorie née de la qualification historique de neuf sélections africaines sur dix pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 laisse progressivement place aux regrets.

À l’heure du bilan des premières rencontres à élimination directe, un même scénario se répète, plusieurs représentants du continent ont vu leurs ambitions s’envoler dans les dernières minutes de leurs matches, révélant des difficultés récurrentes dans la gestion des fins de rencontre.

Sur les cinq équipes africaines déjà engagées en seizièmes de finale, seul le Maroc a validé son billet pour les huitièmes en éliminant les Pays-Bas aux tirs au but (1-1, t.a.b.). L’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et le Sénégal ont, en revanche, quitté prématurément la compétition.

Ces éliminations présentent un dénominateur commun, celui de l’incapacité à conserver un résultat favorable jusqu’au coup de sifflet final.

L’Afrique du Sud a longtemps résisté au Canada avant de céder dans le temps additionnel (0-1). La Côte d’Ivoire, qui tenait tête à la Norvège, a encaissé le but décisif dans les dernières minutes (1-2), mettant fin à un parcours pourtant historique, marqué par sa première qualification en phase à élimination directe d’une Coupe du monde.

La République démocratique du Congo (RDC) a également fait douter l’Angleterre avant de s’incliner sur un but inscrit dans le dernier quart d’heure (1-2). Le scénario le plus cruel a toutefois été vécu par le Sénégal. Devant la Belgique (2-0), les Lions de la Teranga ont vu leur avance disparaître en fin de match avant de concéder un penalty décisif dans les ultimes instants de la prolongation (2-3).

Pour le sélectionneur belge, Rudi Garcia, cette remontée n’est pas le fruit du hasard. Après la rencontre, il a estimé que les Sénégalais avaient perdu leur organisation tactique dans les dernières minutes. « On connaît ces équipes-là, ils perdent leur structure tactique vers la fin du match », a-t-il déclaré, regrettant également le choix des Lions de reculer pour défendre leur avantage à 2-0, une stratégie qui, selon lui, a complètement relancé la Belgique.

Au-delà du cas sénégalais, cette analyse rejoint le constat dressé à l’issue de plusieurs rencontres : manque de maîtrise des temps faibles, gestion émotionnelle délicate et difficultés à conserver une organisation collective lorsque la pression augmente.

Ce débat a également été ravivé par les propos de l’ancien international allemand Bastian Schweinsteiger. Bien que vivement critiqué pour avoir qualifié le football africain de « parfois peu orthodoxe » et « un peu sauvage », avant d’assurer qu’il ne visait qu’une analyse du jeu, ses déclarations ont remis au premier plan la question de la discipline tactique de certaines sélections africaines. Une lecture qui alimente les discussions, même si elle reste controversée.

Malgré ces désillusions, le bilan africain demeure remarquable. Jamais le continent n’avait placé autant de représentants en phase à élimination directe d’une Coupe du monde, preuve des progrès accomplis et du rapprochement du niveau des sélections africaines avec les grandes nations du football mondial.

L’espoir repose désormais sur le Maroc, déjà qualifié pour les huitièmes de finale, ainsi que sur l’Algérie, l’Égypte, le Ghana et le Cap-Vert, qui doivent encore disputer leurs seizièmes de finale.

Leurs performances permettront de savoir si cette édition restera seulement celle d’un record de qualifications ou également celle d’une présence africaine durable dans les derniers tours du Mondial.

(AIP)

msl/cmas